
Revenant sur l’actualité du PSG, le président du club de 2006 à 2008, Alain Cayzac, nous livre son analyse :
Vous répétez croire en l’association de profils comme Hoarau, Sakho et Makélélé. Pourtant malgré eux, le PSG ne réussit pas. Le mal est-il plus profond ?
Oui… Il y a pourtant tout pour être en haut de tableau. Il faudrait des états généraux du PSG pour réfléchir à ça. A court terme, il ne faut pas compliquer les choses. Il y a un président conscient du problème et il faut régler l’urgence. Mais après pourquoi pas ? Il ne faut pas que ce soit un gadget, mais bien organisé oui.
Quelle est votre analyse de la situation ?
En simplifiant, je pense d’abord qu’il faut plus de moyens. Il faut absolument trouver un partenaire qui amène les 30 M€ qui ne sont jamais venus en l’absence de la Ligue des champions. Et puis il faut moderniser le Parc des Princes. Si Colony ne gagne pas l’appel d’offres, je ne suis pas sûr qu’on continuera à jouer au Parc.
Ce n’était pas à Colony Capital de mener le chantier financier ?
Colony a dépensé 80 M€ dans le club. On peut dire que ce n’est pas assez, mais ce n’est pas non plus ridicule. Et puis quand Canal + a voulu vendre, on a été bien contents à l’époque de les trouver !
Avec les incidents entre supporteurs lors de PSG - Marseille, n’êtes-vous pas encore plus inquiet pour l’avenir du club que lorsque vous avez dû gérer le décès de Julien Quemener ?
Si, j’ai encore plus peur aujourd’hui. Je ne vais pas au match pour voir du sang. Donc oui, c’est grave. Mais des gens ne laisseront pas mourir ce club et les pouvoirs publics sont en train de prendre les mesures qu’il faut. J’adhère au discours de Robin Leproux, mais nous aussi, Laurent Perpère, Francis Graille et moi, on en a fait du boulot. Je n’ai pas l’impression d’avoir été laxiste. Après, j’espère surtout qu’on ne rajoutera pas au drame humain un drame d’image, en disant que tous les supporteurs du PSG sont des voyous.
Pour terminer sur ce point, Alain Cayzac exprime son sentiment sur le dernier classico, et met un coup de crampons bien mérité à l'OM par la même occasion :
C’est donc la deuxième personne après Robin Leproux à lancer publiquement un appel à l’aide.