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Dossiers : Le parcours exceptionnel de Marco Verratti !

Article rédigé le 04/04/2015 à 09h30

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Verratti pourra-t-il devenir le Steven Gerrard du PSG ?

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Portrait le plus complet sur l’un des plus grands espoirs du football européen. Inconnu à son arrivée en 2012 de deuxième division italienne, Marco Verratti est devenu en trois saisons l'un des joyaux du club, convoité par les plus grosses écuries européennes. A 22 ans seulement, ce papa et international italien, est devenu incontournable dans le onze du Paris Saint-Germain. Chouchou du Parc, meilleur joueur de son pays, Marco Verratti ne fait rien comme les autres. Retour sur la vie et le parcours exceptionnel d’un surdoué.
 
 
 

Marco, le grand-duc de Paris ! 

Marco le grand-duc de Paris, non il n’est pas issu d’une famille royale et ce surnom ne fait pas référence au titre de haute noblesse qui désigne souvent le prince régnant sous un régime monarchique. Mais il lui vient de sa compagne Laura qui l’appelle «Il Gufetto» (en italien le petit hibou) en raison de son visage rond et de ses grands yeux bleus. Et comme dans la famille des hiboux, le grand-duc est qualifié d’aristocratique, ce surnom tombe sous le sens et caractérise parfaitement ce prodige italien qui fait le bonheur de Paris.


Né le 5 novembre 1992 à Pescara, d’un père banquier, Marco passe son enfance avec son frère dans leur petit village de Manoppello « Mon père travaillait pendant que ma mère veillait à notre éducation, elle était toujours derrière nous. On passait notre temps à jouer au foot. Mes parents m’ont éduqué de la meilleure façon qui soit. Quand tu grandis dans un village, c'est comme si tout le monde te protégeait. Il y’a beaucoup moins de tentations et de dangerse que dans les grande ville.»
A seulement 20 ans Verratti s’est imposé comme un élément incontournable au milieu des cadors du Paris Saint-Germain. Considéré  comme l'un des plus grands espoirs du football mondial, il fait ses premiers pas sur les terrains de  son village. Au-dessus des autres malgré sa petite taille, très vite il intègre le club de Delfino Pescara 1936 qui évolue en Lega Pro 1 (3e division italienne). « Dans mon village, les gens me disaient que j’avais du talent. Mais je ne pensais jamais arriver à ce niveau. Cette faculté à garder la balle, c’était déjà une de mes caractéristiques. A 5 ans, je voulais déjà en faire mon métier… À l’époque, j’enchaînais les essais. On me recalait à cause de ma taille (1,65 m). En Italie, c’était un paramètre qui comptait beaucoup. Aujourd’hui, ce mythe de la taille a disparu. »

 

Apres deux saisons, le club accède à la Serie B et Marco Verratti ne tarda pas à exploser. Il devient un titulaire à part entière, en même temps que le leader technique de l'équipe. Il évolue alors en tant meneur de jeu. Il dispute 28 matchs de championnat et marque son premier but en Serie B. La saison suivante, Zdenek Zeman devient l'entraîneur de Pescara et replace Verratti dans un poste plus bas, juste devant la défense. « Il m’avait essayé dans ce rôle pendant les matchs de préparation. Petit, je jouais d’ailleurs à ce poste. J’étais assez content qu’un grand entraîneur comme lui étudie autant mon profil. Monsieur Zeman a changé ma vie. Si j’en suis là aujourd’hui, c’est grâce à lui. Je le remercierai à tout jamais. Grâce à lui, j’ai notamment appris à rêver en gardant les pieds sur terre. Avant son arrivée, je ne rentrais que quand quelqu'un était blessé. Avec Zeman j'ai compris ce que le mot confiance voulait dire. Les deux premiers matchs de championnat, je n'ai pas été bon, mais Zeman est venu me voir pour me dire : Ne t'inquiètes je ne t’enlèverai jamais de ce milieu de terrain. Je savais que même si je faisais des erreurs, je resterai titulaire. Forcément je donnais le maximum parce que j'avais envie d'être à la hauteur de la confiance que le Mister m’accordait. Pour un jeune c'est la chose la plus importante. Ça m'a fait mûrir et c'est à cette époque-la que j'ai commencé à penser au foot 24h/24, à ces petites choses que tu peux améliorer dans ton jeu pour faire la différence. C’est comme ça que c'est devenu un travail  une responsabilité.» malgré son jeune âge,  il s'affirme comme l'un des tauliers de l’équipe. Marco Verratti dispute 31 matchs de championnat et permet à son club d’être sacré champion de Série B et d'accéder enfin à la Serie A.

   
 
                                     

Benvenuto à Paris ! 

Nous sommes le 18 juillet 2012, toute la France attend avec impatience la présentation officielle d’un  certain Zlatan Ibrahimovic, le PSG annonce la venue d’une autre recrue en provenance de l’Italie, un joueur jusque-là inconnu du grand public mais qui figure sur les tablettes dans grands clubs italiens notamment la Juventus de Turin qui à proposé 10 millions d’euros à Pescara pour s’attacher les services de celui que l’on surnom déjà « Il piccolo Pirlo » (le petit Pirlo). Le jeune milieu de terrain italien dit NON à son club de cœur, mais céde finalement à la tentation parisienne mais avec beaucoup d’appréhensions, il raconte : « A Pescara j’ai tout connu. Je les ai supportés en Curva (virage des Ultras), j'ai évolué dans toutes les équipes de jeune et, ensemble on a connu des moments difficiles de la Série C jusqu'à la montée en Série A. Pour un gars de mon âge, jouer dans l’équipe de ma ville en Serie A, c'était le rêve total. J'avais 20 ans et je me suis dis : " Si je suis vraiment bon alors j’aurais d’autres possibilités de partir plus tard, mais je veux rester." Le jour où l’on a été promus en Serie A, je suis donc allé voir le président pour lui demander de rester encore au moins un an. Je lui ai même précisé de ne pas me dire si des offres d’autres clubs arrivent sur son bureau. Je voulais pas avoir de regrets ni de doutes. Mais l’offre du PSG était trop dure à refuser que ce soit pour le club ou pour moi. Le PSG avait la possibilité d'acheter n'importe quel joueur, c'était le début du projet, et le club voulait sept ou huit nouveaux joueurs sur lesquels s’appuyer. Et ils m’ont choisi moi ! Je suis arrivé le même jour que Zlatan et Thiago Silva! Je me suis senti important tout de suite. Avoir une telle confiance de la part d'une équipe pour un jeune comme moi c'est la chose la plus importante...

 

La première fois que j’ai appris que le PSG me voulait, c’était dans le bureau du président de Pescara avec mon agent. Ils me l’ont dit ensemble. On savait tous que j’allais changer d’équipe et on parlait transfert. Mais cela a été une surprise d’apprendre que le PSG me voulait. Très vite, j’ai parlé à Leonardo. C’est simple, entre le jour où on m’a parlé de Paris et celui où j’ai dit oui, il ne m’a fallu qu’une semaine.» Affirme Verratti le rejet de l’offre de la Juventus. « Ça n’a pas été si difficile de refuser la Juventus Turin. Je voulais franchir un palier. Le PSG me permettait de le faire. Je n’avais pas de doute. En une semaine, tout était conclu. Je sais qu’on raconte qu’à 13 ans, j’ai refusé le Milan AC parce que j’étais fan de la Juve. Mais c’est une légende. La vérité est plus simple : je jouais avec Pescara à Milan. À la fin, les dirigeants rossoneri sont venus dans le vestiaire. Ils voulaient que je reste avec eux, à Milan. C’était totalement imprévu. J’ai préféré rentrer à la maison. Mon rêve à ce moment-là, c’était de jouer pour l’équipe de ma ville, pas dans une autre galaxie. Quand tu es jeune, tu as des objectifs plus modestes.. »

 

Aujourd'hui, Marco Verratti s’épanouis dans la capitle francaise dont il est tombé amoureux contrairement à ses débuts, il retourne rarement en Italie et a la moindre occasion ou temps libre, il en profite pour découvrir un peu plus la beauté de Paris, son histoire et son architecture « Plus jeune, j'aimais les villes ou il y avait la met.  A Paris il n’y en a pas, c'est pourquoi je n'avais jamais pensé venir ici, même pour des vacances. C'est surtout ma copine qui faisait une fixette sur Paris. Elle aimait cette ville. A partir de la, j'ai commencé à m’y intéresser. La première fois que je suis arrivé à Paris, c'était le soir, et quand l'avion était sur le point d’atterrir, j'ai vu la tour Eiffel depuis le hublot. Une émotion dingue de la voir en vrai. Quand on la regarde on a l’impression d'être sur la lune.


L'autre chose qui m’a marqué, c'est qu’ici, ou que tu ailles, tu vois des immeubles fantastiques, beaux, bien faits. En Italie, tu vois toujours quelque chose en construction, quelque chose qui se fait, mais qui ne fini jamais. Ici tu vois qu'il y a beaucoup de culture, rien qu'en regardant les immeubles. A Paris je peux me balader n’importe ou, je trouve ça super. Montmartre par exemple est un quartier que j'adore, la vue sur toute la ville y est magnifique. Je flâne souvent rue Saint-Honoré parce que la tu sens vraiment que tu es au milieu de tout.  Paris est une ville que je porterai toujours dans mon coeur parce que j’ai voulu que mon fils y naisse. J’ai un bébé français. J'ai fait un grand saut en passant de mon village à l’une des plus grandes métropoles du monde. Je me vois très bien rester ici encore pas mal de temps. C'est difficile de ne pas se sentir bien à Paris», dit le joueur qui apprécie, contrairement à l'Italie et aux préjugés sur les habitants de la capitale, le "respect" des Parisiens pouvant attendre une demi-heure devant un restaurant pour lui demander une photo. «C'est très agréable, les français sont beaucoup plus respectueux, plus timides et peut être mieux éduqués que nous les italiens. Un italien, même s'il ne te connaît pas, en deux heures, il prend la confiance. Ici on me demande une photo mais ça s’arrêté la. En Italie,  quand on t’arrête, on commence à te parler....»  Note celui qui s'est senti «encore plus parisien» au moments des "terribles" attentats de Charlie Hebdo.

 
 
 
 

La France découvre un « fuoriclasse »

Marco Verratti effectue ses débuts en Ligue 1 en tant que titulaire devant la défense centrale, dès la première journée du championnat face à Lorient. Sa technique et son aisance avec le ballon étonne plus d’un. Une vraie révélation qui gagne le cœur des supporters et devient en quelques semaines le chouchou du Parc mais aussi la mascotte du PSG grâce à ses blagues et son humour.

 

Du haut de ses 1m65, il a toutes les qualités pour devenir l’un des plus doués de sa génération. Ses gestes techniques, ses déplacements, sa vision du jeu sont si accomplis qu’ils tranchent curieusement avec sa silhouette juvénile et sa conduite agitée. Arrivé à l'âge de dix-neuf ans sans aucun match de série A à son actif, Verratti doit alors composer avec Motta, Matuidi et Chantôme. Une situation qui ne l'empêche pas d'obtenir un temps de jeu substantiel (Plus d’une vingtaine de matches de Ligue 1) et de participer à neuf matches de Ligue des champions.

 

Marco Verratti fait mieux que confirmer son éblouissante saison avec Pescara, il valide l’espoir placé en lui : 100 ballons touchés par match, 90% de passes réussies, dont quatre décisives. À 21 ans, ce râleur-né qui collectionne les cartons, avance sur la trace des plus grands noms que ce sport ait connu. 

 

Des grands qui l’inspirent et sur qui il puise son inspiration. Xavi, Pirlo, Zlatan Ibrahimovic ou encore Claude Makelele, la pépite italienne raconte comment il apprend à travers ces ogres du football : « En plus d’être un grand champion, Andrea Pirlo est très simple et très humble. On a tout de suite accroché. C’était pour ma première convocation en Nazionale (mai 2012). Un jour que je n’oublierai jamais... Gamin, je me gavais de vidéos. Maintenant, je me contente de regarder les matches de Barcelone avec Xavi ou de la Juve avec Pirlo. J’observe tous leurs mouvements. À Paris, j’ai beaucoup appris aux côtés de Thiago Motta et Claude Makelele. Je dois encore m’améliorer dans certains compartiments. Mon rôle, c’est de faire marquer les autres. Si j’estime qu’un coéquipier est mieux placé que moi, je lui passe la balle. Mais, parfois, j’aimerais moins la toucher et marquer plus ! Peut-être pas dix buts, mais quatre ou cinq. » explique-t-il, avant de revenir sur sa relation avec Ibrahimovic  « Ibra c’est un type super avec un très gros coeur. Il a tout gagné, tout seul, personne ne lui a jamais rien offert. J’admire ces gens. Il faut une grande force de volonté pour arriver à faire ce qu'il a fait. C'est quelqu’un de très exigeant. S’il à quelque chose à te dire, il va te le dire à sa façon. Et si tu ne le connais pas, tu te dis que c’est un fou. Moi chaque fois qu'il me crie dessus ou qu'il agite les mains, j’écoute le fond de ce qu'il dit, sans me focaliser sur la forme. Zlatan donne beaucoup de conseils et ne parle jamais sans motif. Mentalement, il t’oblige à être toujours au maximum. Depuis que je suis ici, j'ai eu la possibilité de m’entraîner avec plein de grands joueurs, meilleurs et plus expérimentés que moi, et rien qu’a l'entraînement, j’ai beaucoup appris en les observant.» 

 
 
                 

Des gestes techniques deja cultes !

Avec le maestro Thiago Motta et l’infatigable Blaise Matuidi, le Paris SG dispose aujourd’hui d’un trident unique en son genre. Et quant aux deux italiens, ils totalisent 173 passes par match en moyenne, un chiffre supérieur à celui de Sergio Busquets et Xavi, qui s’élève à 169, et justifie les comparaisons entre PSG et Barça. Tous deux jouent avec le même dispositif, des profils similaires, des mécanismes de construction et de récupération analogues. On se souvient de son geste technique (une récupération de balle) contre Sochaux qui a fait se lever le Parc des Princes.Ou encore de son inspiration remarquable lors du match du PSG face à Benfica. À la réception d’une talonnade d’Ibrahimovic, il déstabilise l’arrière garde lisboète d’une louche teintée de désinvolture pour Matuidi. On connaît la suite. Aux côtés d’Adrien Rabiot au Vélodrome, Verratti s'adapte à la sortie de Motta pour se repositionner juste devant la défense et officie comme baromètre du milieu. Des moments qui illustrent l’étendue du bagage technique et tactique du joueur. « Le foot sert à divertir le public, il ne faut pas l’oublier. J’aime cette notion de spectacle. Sans faire n’importe quoi, bien sûr. Mais je préfère jouer dix bons matchs et en gagner huit qu’en faire dix mauvais et en gagner neuf. Ça voudrait dire que je n’ai servi à rien... Mais au PSG, on cherche à tout gagner en étant toujours bons. »

 

En Ligue 1, Marco Verratti est omniprésent. Cette saison, le milieu de terrain parisien est le joueur qui a touché le plus de ballons (2401, il devance Christophe Jallet(OL), 2322 et Javier Pastore, 2134) en Championnat. Il est également le joueur et de loin qui a donné le plus de passes (2026, devant Javier Pastore, 1758, et Thiago Motta, 1710) et qui a réussi le plus de passes (1851, soit 91%). Verratti brille également par ses dribbles (3,2 par match cette saison, 70% réussis). Enfin, seul Nabil Fékir (80) a subi davantage de fautes que lui (72)


En Europe Marco verratti règne aussi en maître, avec Xabi Alonso( Bayer Munich) ils dominent la tête du classement des meilleurs passeurs (1953 pour l’espagnol et 1943 pour Verratti), loin devant Fabregas, Busquets ou encore Pirlo. Des statistiques impressionnantes à l’image des plus grands noms du football mondial. Mais Marco Verratti garde les pieds sur terre et ne se  considère guère comme une star du football.  « J’ai toujours pensé que je n’étais pas plus fort que les autres et je le pense toujours. Quand tu te sens plus fort que les autres, quand tu crois que ça y est, tu y es arrivé  tout s’arrête d’un coup. C'est fini. Ça s’arrêté la. Surtout pour un jeune. Si tu pense ça quand tu as 21 ou 22 ans, il se passe une chose très simple quand tu as 25 ans : Tu recules au lieu de continuer à avancer. »

 
 
 

21 ans, père de famille tatoué !

Marco a bien grandi. Plus de maturité sur le terrain, des performances toujours plus impressionnantes, et côté cœur, une vie bien installée avec sa copine Laura, et un adorable petit Verratti junior nommé Tommaso. Dans le JDD, il raconte : « On était en stage en Suède. Ma copine Laura m'a appelé à 7h30, presque en pleurs. J'étais à moitié endormi, je ne comprenais pas. Je lui ai dit : 'Je te rappelle dans une heure'. J'avais l'impression d'être dans un rêve », confie-t-il.

Il en a conscience, son jeune âge peut paraître assez déroutant pour accueillir aujourd'hui un nouveau-né. C'est sans savoir l'amour et l'affection que Marco Verratti porte à sa dulcinée : « À 21 ans, ça n’arrive pas souvent. Mais avec Laura, on se connaît depuis toujours : elle habitait à cent mètres de chez moi. On s’est mis ensemble à seize ans. C’est elle qui a trouvé mon surnom : « Gufetto (petit hibou) ». J’en ai fait un tatouage. On vit ensemble depuis deux ans.. Je veux en profiter un maximum, le voir grandir jour après jour. Avec un enfant, tu deviens plus responsable. La première chose que tu fais quand tu te réveilles n'est plus de penser à toi, mais à ton fils. Je pense que nos vies sont plus belles quand on se préoccupe davantage des autres que de soi. Il n'y a rien de plus important dans ma vie que mon fils. Cela m'a permis de mûrir. Pour le foot, c'est donc aussi un avantage, car cela m'a beaucoup équilibré ».

 

Mais la vie, d'un papa n'est pas toujours compatible avec celle d'un sportif de haut niveau. «Quand on joue tous les trois jours, on n'a pas beaucoup de temps libre, regrette-t-il. Du coup je préfère passer du temps avec ma famille afin de voir mon fils. Je n'ai pas assez de temps pour voir mes proches », ajoute l'ancien de Pescara.

 

Il faut dire que Marco Verratti est le joueur "simple" par excellence ou l'antithèse de son compatriote Mario Balotelli, habitué aux frasques et aux sorties nocturnes. « Les boîtes de nuit, tu n'y vas qu'une fois ou deux par saison. Je me rattraperai en allant danser à 40 ans », explique-t-il en riant. Ses loisirs se limitent aux voyages «J'aime surtout les vacances. Quand j'ai un peu de temps, j'aime emmener tous mes amis qui n'ont pas la possibilité de voyager. Je loue une grande maison pour les réunir tous », raconte le joueur et visiblement bon copain. Pour faire encore plus atypique pour un footballeur, Marco Verratti avoue également ne «pas trop aimer les voitures» et avoir «peur de l'avion».

 

Comme son ami Pocho Lavezzi, Verratti est devenu accro aux tatouages. «Je ne sais pas combien j’en ai», a même reconnu l’Italien dans un entretien au Parisien. On distingue notamment sur sa main ou sur son bras le nom de son fils, celui de sa fiancée, la trace d’un baiser de cette même fiancée, l’inscription «Chaque jour est important» en Espagnol, un hibou (son surnom) et même un smiley qui tire la langue et fait un clin d’œil. Sur son bras gauche, de l’épaule au coude apparait également un crâne mexicain entouré de fleurs colorées. «Ces tatouages me représentent. Je ne sais même pas ce que je ferai la prochaine fois. Parfois, il y a des choses qui me passent par la tête et, hop, je le fais. Rien n'est programmé.»

 

 

 

Prophète en son Pays !

Longtemps barré en équipe nationale par des dinosaures comme Pirlo, 35 ans, De Rossi, 31 ans, Motta, 32 ans, symbolise le renouveau d’une selection vieillissante qui aujourd’hui souhaite donner aux jeunes leur chance.  «On dit toujours que l'Italie n'est pas un pays pour jeunes, confirme le journaliste italien Simone Rovera. Un mois avant la Coupe du monde, Marco n'était même pas dans la liste des 23. Je pense que c'est sa grosse fin de saison et sa performance contre Chelsea (en quarts de finale de la C1) qui lui a permis de gagner sa place dans les 30. Ensuite, lors du stage, il a séduit tout le monde». Au Brésil, Cesare Prandelli, l'ancien sélectionneur, l'a titularisé à deux reprises, lors du premier match contre l'Angleterre au côté de De Rossi et Pirlo, puis lors du troisième match contre l'Uruguay, avec Pirlo et Marchisio. «Il y a une ambiguité tactique concernant Marco, en France, il ne joue pas à la place de Thiago Motta devant la défense, en Italie, on considère que c'est sa position, on ne le voit pas comme un relayeur». Explique Simone Rovera après la coupe du monde au Brésil.

 

Mais aujourd’hui la donne a complètement changée puisque Marco Verratti est tout simplement considérer comme le meilleur joueur italien, sa récente performance face à Chelsea en huitièmes de finale retour de Ligue des champions (2-2, qualification du PSG), n'est pas passée inaperçue en Italie. La Gazzetta dello Sport consacre sa une au milieu parisien, «le meilleur joueur italien», selon le quotidien sportif. «Actuellement, il n'a pas de rival en équipe d'Italie», écrit également La Gazzetta, qui publie une interview exclusive de Verratti ou il affirme : «Je suis prêt à faire du Pirlo en jouant devant la défense»

 
 
 
 

Plus qu’un effectif, un groupe d’amis !

Au delà de leur entente sur le terrain, Marco définit l’équipe du PSG comme un groupe d’amis qui habitent presque tous dans le même quartier. « Nous sommes des amis et c’est essentiel. Si on arrive à l’entraînement avec le sourire parce qu’on est content de voir les autres, on va mieux travailler. Et s’il y a des petits problèmes, nous les réglons vite. Nous ne passons pas nos vies ensemble car on a tous nos familles. Mais on est heureux de se voir. Je passe du temps avec Lavezzi, qui habite près de chez moi. Ensuite avec Thiago Motta, Pastore et Sirigu. Nous organisons des dîners les uns chez les autres. Lavezzi aime nous préparer des grillades. Moi, je fais des pâtes à l'abruzzese. » explique Verratti dans un entretien accordé à la Gazzetta dello Sport.


En effet la plupart des joueurs parisiens (Lavezzi, Sirigu, Cavani, Pastore, Verratti…) ont élu domicile à Neuilly-Sur-Seine, pour des raisons plus qu’évidentes : « C’est pratique car on peut aller rapidement au camp des Loges et c’est tout près de Paris. Ce serait dommage d’être à Paris et de ne pas profiter de cette ville. Papus Camara nous a tous conseillés, c’est l’agent immobilier du club », rigole Salvatore Sirigu.

 

Marco est très proche de Lavezzi, qu’il considère comme l’un de ses meilleurs amis : « Pocho, très généreux. Il a du cœur... Il me fait marrer, Il peut faire n’importe quoi au moment où tu t’y attends le moins! Tirer le nez d’Ibra : on a dit que c’était mon idée, mais c’est lui. C’est un fou, dans le bon sens du terme. Il plaisante tout le temps et, en même temps, il apporte de la sérénité. Pour lui, tout peut être un divertissement. Le sport, ça doit aussi être ça : il faut le faire en souriant... De temps en temps, on a besoin de se laisser aller… Zlatan aussi a un très grand sens de l’humour. Il aime faire l’imbécile. En dehors du terrain, bien sûr. Parfois, à l’entraînement, quand il voit quelqu’un d’un peu nerveux, il sort une bêtise. Ça fait rire tout le monde. Ibra est drôle… sauf pour nos adversaires. J’aime passer du temps avec lui.» 

 

Et le temps libre pour Verratti rime avec « Chez Livio », un restaurant italien pas loin de son domicile qui est même devenu une sorte de cantine pour les joueurs du Paris Saint-Germain. Les paillettes et les nuits mouvementées que peut offrir la vie parisienne à un jeune et célèbre sportif constituent un danger mais Verratti s’est délecté de tout cela, il se définit même comme étant quelqu’un de très casanier, il raconte : « Mon premier salaire, c’était une prime de 5.000 euros offerte par le président de Pescara (son premier club pro). J’avais provoqué le penalty victorieux. Il avait mis ça dans une enveloppe : je n’avais jamais vu autant d’argent de ma vie. Je me suis acheté des vêtements, j’ai offert des cadeaux à mes amis et on a fait un grand repas le soir. Je ne suis pas du genre à faire des folies. Déjà, je ne suis pas fan de voitures (il n’a pas le permis). Cet été, je suis parti avec ma copine et dix copains. J’avais loué une villa en Espagne. C’était merveilleux. Avec la crise en Italie, tout le monde ne peut pas se permettre de se payer deux semaines de vacances. On ne se voit jamais, j’ai voulu leur offrir ça… »

 

 

 

Ils ont été conquis !

Après avoir connu sa première sélection avec la Nazionale lors d'un match amical d’août 2012 contre l’Angleterre, Verratti en compte quatre aujourd’hui, pour un but. Sa polyvalence, qui permet de l’utiliser en "interno" (milieu avancé près du meneur de jeu), sera un atout non négligeable pour le sélectionneur.


Leonardo : « Verratti, Je l’aime, je l’aime. Je l’ai tout de suite aimé. Je l’ai vu à plusieurs reprises à Pescara, avec Immobile et Insigne et ils me fascinaient. Verratti a du talent, mais il n’a jamais changé. Il est resté comme il était, malgré l’argent et le succès. Il a une façon de vivre le foot que j’aime, naturellement. Il divertit beaucoup sur le terrain. Je croyais en lui »  

Cesare Prandelli : « J'attends de lui désormais un peu plus de personnalité. Il y a une progression de sa part, pas forcément sur le plan technique car il n'a jamais eu de problème dans ce secteur. Mais il est encore très jeune, il a le temps d'évoluer et il ne faut pas lui mettre trop de pression sur les épaules » 

Claude Makelele : « Il est exceptionnel. Quand il est arrivé, je ne le connaissais pas très bien. Dès son premier entraînement, j’ai tout de suite vu qu’il avait du talent… A ce poste, c’est l’avenir. Il deviendra l''un des meilleurs au monde »

Thiago Silva : « En arrivant, je ne connaissais pas Verratti mais Ibra m'a dit «Tu vas voir, il est très fort et il joue comme Pirlo »

Carlo Ancelotti : « Quand je suis arrivé au PSG, j'ai tout de suite vu que Marco Verratti avait d'énormes qualités. Il va devenir un grand champion, j'en suis certain… »

Daniel Riolo : « A Montpellier, Belhanda et Cabella passent pour des vedettes en devenir. Les avis sur eux sont souvent très positifs. Mais sur un terrain, quand en face, on voit Verratti, on se dit que vraiment notre foot à un gros problème de formation. Verratti mange les deux au petit-déj, au déj et au dîner. Gestuelle, vision du jeu, QI, il fait tout mieux. Ce n’est pas encore un cador, mais il est bien au-dessus de deux joueurs dont on a dit chez nous qu’ils le deviendraient… »

Pierre Ménès : « Verratti avait montré des qualités mais aussi des défauts, comme la gourmandise et un mauvais caractère. Il les a gommés. C’est la plus belle trouvaille de Leonardo.»

 
 
 

 

 

L’énorme talent de Marco Verratti n’est pas dans sa perfection mais dans toutes ces petites imperfections qui font de lui un footballeur à part, un être exceptionnel et très attachant. Certes, très souvent, le football n’a pas de mémoire mais il a un cœur, et dans celui du Parc, Verratti commence à y graver son nom… Ce n'est qu'illustration quand il affirme : « Paris, C’est une ville splendide et j’aimerais y vivre toute ma vie»

 

 
      
Notre Rédacteur :
 
Notre Graphiste :
 @Doolino


Article rédigé par Ahma34


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  Il y a 3 commentaires

J'aime(1) - Signaler - 2 commentaires Le 17/02/2014 à 20h25m55s

super article sur Marco ,c'est un super joueur , je suis fan
il va devenir un joueur majeur du psg bravo!!!!!


J'aime(1) - Signaler - 107 commentaires Le 17/02/2014 à 20h11m05s

:) Merci mec !


Vous aimez(2) - Signaler - 355 commentaires Le 17/02/2014 à 18h04m56s

Bravo pour l'article ! :clap


Joueur

Verratti Marco
Natio : Italienne
Milieu défensif (6)
Au club depuis : 18/07/2012
Âge : 25 ans (06/11/1992)
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