A l'issue de la rencontre face à Anderlecht (1-1), Antoine Kombouaré a livré son sentiment sur la prestation de son équipe et sur la situation des joueurs quant à leur avenir.
Après 2 défaites face à Sion (2-3) et Benfica (1-3), le PSG s'est contenté du nul hier soir face à Anderlecht dans le cadre du tournoi de Guardiana au Portugal. Le coach parisien a vu de bonnes choses mais regrette les lacunes défensives de son équipe : « On fait un match nul et on n'encaisse qu'un seul but. On a eu beaucoup de situations, mais il faut être plus tranchant. Il y a encore trop de déchet technique. Je mets ça sur le compte de la fatigue.Mais j'ai vu de bonnes choses dans la capacité à tenir le ballon, à se créer des occasions et à montrer du caractère. On monte en puissance. Mais il reste des petites lacunes défensives qui font qu'on encaisse des buts. Il faut retrouver la rigueur. On y parviendra si on progresse physiquement. Il reste trois semaines de travail pour être prêt le 6 août face à Lorient ».
Avec un groupe pas encore au complet et encore un peu juste physiquement, Kombouaré a fait tourner son effectif pour donner du temps de jeu à tout le monde. Cependant il constate que tous n'ont pas le même niveau d'implication : « Il y a du temps de jeu pour tous mais dans les têtes, vous savez, il y en a qui sont sur le point de partir et qui ne savent pas fait de quoi sera fait leur avenir. Nous on est en train de commencer notre mercato donc les joueurs qui sont là ne sont pas à 100% dans leurs têtes, donc au niveau de l'investissement c'est un peu compliqué ». Le coach parisien note également la jeunesse de son groupe et le fait que le groupe est loin d'être prêt physiquement : « Il y a aussi dix jeunes dans le groupe, donc il faut en tenir compte. C'est un match d'entraînement. Certes on préférerait gagner, mais ce n'est que notre troisième opposition. On enchaîne les séances de travail. Mon objectif, c'est que tout le monde travaille et qu'il n'y ait pas de blessé ».
Avec la nomination de Leonardo en tant que directeur sportif, les choses vont s'accélérer au niveau du recrutement et pour certains leur sort va se décider rapidement. « Je comprends que pour certains la situation ne soit pas évidente. Mais ils le savent, quand on a décidé de faire ce métier, on sait qu' en début de saison il y a toujours des mouvements, des départs, des arrivées, et surtout il faut faire abstraction de tout ça, mettre l'implication et l'investissement qu'il faut dans le travail. On aimerait que ce soit réglé mais ce n'est pas le cas. Et jusqu'à preuve du contraire, on est salarié du PSG donc il faut faire le travail », souligne le Kanak.
En attendant de pouvoir renforcer et étoffer son groupe l'entraîneur parisien fait avec les moyens du bord en évoquant à nouveau la situation des jeunes : « Aujourd'hui il faut un effectif, quand on joue 2 matchs en 2 jours il faut du monde. L'équipe de départ n'est pas prête, nous on n'est pas au complet et il y en a beaucoup qui sont concernés par le projet aujourd'hui parce qu'ils savent qu'ils vont rester et puis pour quelques uns c'est plus compliqué, comme les jeunes qui reviennent de prêt comme Loris Arnaud, puis Granddi Ngoyi qui était blessé hier, qui ne savent pas de quoi sera fait leur avenir. Donc forcément ils se posent des questions et ce n'est pas facile, mais plus on va avancer dans le temps et plus ça va se régler, puis il y a un groupe qui va se dégager mais on est à 3 semaines de la reprise donc il y a le temps », plaide le coach kanak.