DĂ©cidĂ©ment, les annĂ©es se suivent et se ressemblent pour le PSG. Battu 2-0 samedi au Stade de la Route de Lorient, le club de la capitale a peut-ĂȘtre disputĂ© son plus mauvais match de la saison au pire des moments, comme il l'avait fait la saison passĂ©e en Bretagne. Dix-septiĂšmes grĂące Ă une diffĂ©rence de buts favorable par rapport Ă Sochaux, les hommes de Paul Le Guen sont au bord du prĂ©cipice.
L'entraĂźneur parisien se veut lucide vis-Ă -vis de cette situation inimaginable au vu du standing d'un club qui disputait la Ligue des champions il y a quatre ans. « Je suis inquiet, mais je savais que cela serait difficile. Il va falloir ĂȘtre costaud, moi le premier. Le PSG mĂ©rite des efforts », a dĂ©clarĂ© aprĂšs la rencontre l'ex-coach rennais. Son homologue Guy Lacombe, ancien Parisien, a beau jurer que les Parisiens « s'en sortiront », l'Ă©claircie se fait dĂ©sespĂ©rĂ©ment attendre dans la grisaille, sur le plan comptable comme sur celui du jeu. Deux buts offerts aux Bretons, une absence de rĂ©action symptomatique, l'incapacitĂ© (voire la peur) Ă provoquer l'adversaire : le bilan se passe de commentaires. « Quand rien ne va, il ne faut pas grand-chose pour dĂ©river. AprĂšs, moralement, c'Ă©tait trĂšs dur », rĂ©sume Sylvain Armand, milieu gauche d'un jour.
Pourtant, Le Guen continue à défendre ses ouailles. « Je sens une volonté de bien faire, mais on panique vite, constate le technicien. On est insuffisants dans certains domaines, notamment la maßtrise et la solidité mentale. » « C'est un scénario cauchemar. Il n'y a plus qu'une chose à faire, s'accrocher », conclut Bernard Mendy.