La venue de Valenciennes samedi au Parc des Princes pourrait, en cas de contre-performance, placer Paul Le Guen en trĂšs fĂącheuse posture.
La chose est admise depuis longtemps, le PSG aime cultiver les paradoxes. Moribond en premiĂšre partie de Championnat sur sa pelouse, le club de la capitale sÂest depuis bien repris en alignant, en six matches, quatre victoires (dont deux en Coupe de la Ligue) et deux nuls. En 2008, Paris nÂa ainsi jamais perdu dans son enceinte de la porte de Saint-Cloud. Pour anecdotique quÂelle paraisse, cette statistique est pourtant lÂun des rares motifs susceptibles de rassurer les joueurs parisiens, alors que leur situation est on ne peut plus alarmante en Championnat. Dix-septiĂšme, le PSG pourrait se retrouver, en cas de contre-performance samedi, non seulement relĂ©gable mais mĂȘme avant-dernier de la L1 si Sochaux et Toulouse venaient Ă faire un rĂ©sultat. Un statut indigne, alors que se profile un match contre Valenciennes aprĂšs-demain qui doit donner des sueurs froides Ă Paul Le Guen.
VA, 14 mois plus tard
Il y a quatorze mois, en effet, cÂest Ă la suite de la venue de Valenciennes au Parc, et de sa victoire 2-1, que Guy Lacombe avait dĂ» quitter le navire parisien. En homme rompu aux situations de crise, le prĂ©sident Cayzac devrait, quoi quÂil arrive samedi soir, maintenir sa confiance Ă Paul Le Guen, mais lÂentraĂźneur parisien se trouverait tout de mĂȘme, en cas de dĂ©convenue, en bien mauvaise posture. SÂil a toujours bĂ©nĂ©ficiĂ© du soutien du Parc, le Breton pourrait commencĂ© Ă ĂȘtre lĂąchĂ© par des supporters dont on connaĂźt lÂinfluence. Pour ce match, mais aussi pour les neuf autres Ă suivre avant la clĂŽture du Championnat, Le Guen aurait demandĂ© Ă ses joueurs de retrouver lÂesprit commando de la fin de saison derniĂšre. Avec des dĂ©placements Ă Lyon ou Ă Nancy, mais aussi Ă Toulouse et Ă Sochaux en fin dÂexercice, deux clubs qui lutteront alors sans doute aussi pour leur survie, le PSG aura bien besoin de joueurs aptes Ă aborder ces combats comme autant de finales. Autant dire que rien nÂest gagnĂ©.