Le président du Paris Saint-Germain, Simon Tahar, a accepté de parler alors que l'avenir du club de la capitale est rempli d'incertitudes. Le PSG joue son maintien en L1 samedi contre Sochaux (20h45) et tout est à reconstruire aprÚs deux saisons calamiteuses. Simon Tahar, qui évoque également son futur, assure qu'il est partant pour rester aux commandes du club. Entretien.
« Simon Tahar , comment vivez-vous cette période difficile du club ?
Je savais pertinemment que la mission qui m'a Ă©tĂ© donnĂ©e Ă©tait difficile, incertaine et compliquĂ©e. Je ne suis donc pas surpris par ces difficultĂ©s. On a quand mĂȘme avancĂ© de façon significative dans beaucoup de domaines. Aujourd'hui, on est quand mĂȘme en droit d'espĂ©rer raisonnablement une sortie bĂ©nĂ©fique. Alors, je vis cette situation conscient des difficultĂ©s et je la vis avec beaucoup de tension.
En cas de maintien en Ligue 1, pensez-vous que l'actionnaire majoritaire, à savoir Colony Capital, mettra les moyens financiers nécessaires pour bùtir une équipe solide ?
Je crois qu'on n'a pas besoin de leur dire !! Il suffit de voir ce qui s'est passé.
Serez-vous toujours le président du PSG ?
Je suis arrivĂ© alors que le club Ă©tait dans un Ă©tat de crise absolu. L'actionnaire a pensĂ© que j'avais les compĂ©tences pour reprendre la barre. Cela ne dĂ©pend pas de moi mais je serai capable de diriger ce club si c'est le cas avec les mĂȘmes compĂ©tences ! Quelque soit le prĂ©sident, il faudra tirer les leçons de ces deux derniĂšres saisons. Il faudra un vĂ©ritable projet pour atteindre un objectif : ĂȘtre dans les trois premiers du championnat et l'ĂȘtre durablement. Moi, j'ai cette vision en tout cas.
La presse a fait état cette semaine de dossiers étudiés par Colony Capital, des personnalités qui seraient susceptibles d'arriver au club comme Jean Todt et José Mourinho. Qu'en est-il et avez-vous été mis au courant ?
Ce sont surtout des dossiers de presse et pas des dossiers de reprise !! Tout cela, c'est du vent, la seule vérité, c'est l'actionnaire qui la détient.
Vous organisez le dernier déplacement de la saison à Sochaux. Craignez-vous des débordements en cas de relégation ?
S'il y a des personnes qui veulent se manifester, c'est aux forces de l'ordre d'agir. C'est ce qui s'est passé à Amiens. Le club a fait ce qu'il devait faire, aucune vente à Sochaux, des conditions rigoureuses de sécurité ont été appliquées, s'il y a des problÚmes, ça relÚve des pouvoirs publics.
Comment sont vos rapports avec la ligue de football aprĂšs l'exclusion du PSG de la Coupe de la Ligue la saison prochaine ?
J'avais prévenu Frédéric Thiriez (le président de la LFP) que je faisais une conférence de presse et il a compris ma démarche. Il s'inscrit dans cette neutralité qui est une situation assez baroque d'ailleurs. Cette interdiction est injustice absolue et nous sommes toujours dans cette réflexion d'une action en diffamation pour les propos rapportés dans la décision (de la commission de discipline). Le fait de nous accuser d'avoir commis un délit prémédité, ce sont des propos mensongers (allusion à la banderole).
Si le PSG se sauvait et remportait la finale de la coupe de France contre Lyon, comment qualifieriez-vous cette saison ?
Paradoxale ! On aura réussi un triplé, car se sauver c'est comme une victoire. Mais il y aura un goût d'amertume et d'insatisfaction par rapport à toute la saison. »