La résilience des Parisiens a encore fait la différence face à l'OM
Dâabord devant grĂące Ă DembĂ©lĂ©, puis renversĂ© en fin de match par lâOM avant dâarracher une Ă©galisation miraculeuse dans le temps additionnel grĂące Ă Gonçalo Ramos, le Paris Saint-Germain sâest adjugĂ© le 14e TrophĂ©e des Champions de son Histoire en dominant son rival marseillais lors de la sĂ©ance des tirs au but (2-2, 4-1 aux TAB). Une soirĂ©e au scĂ©nario dingue dont plusieurs enseignements se dĂ©gagent.
Quâil est agrĂ©able de commencer lâannĂ©e 2026 avec un nouveau trophĂ©e, encore plus face Ă son plus grand rival⊠Et ce ne sont pas les Parisiens qui nous diront le contraire. Dâabord bien lancĂ©s par la rĂ©alisation aussi subtile quâastucieuse du renard Ousmane DembĂ©lĂ© (13e, 1-0), les Rouge-et-Bleu ont fait jeu Ă©gal avec une formation olympienne sĂ©rieuse et bien dans son match. DĂ©terminant et auteur de sa meilleure prestation sous la tunique parisienne, Lucas Chevalier a ensuite concĂ©dĂ© un pĂ©nalty de Greenwood aprĂšs une faute plus que contestable (76e, 1-1), avant de sâincliner dans les derniĂšres minutes du temps rĂ©glementaire face au but contre-son-camp inscrit par le malheureux Pacho (87e, 1-2). Dos au mur, les hommes de Luis Enrique ont pourtant arrachĂ© au mental lâĂ©galisation grĂące Ă Ramos, Ă la conclusion dâune montĂ©e de balle extraordinaire (90e+5, 2-2).
PortĂ©s par un Chevalier en Ă©tat de grĂące qui a repoussĂ© les tentatives dâOâRiley et de TraorĂ©, les champions dâEurope en titre lâont ensuite emportĂ© aux tirs au but.
Certains joueurs ont plongé en seconde période
AprĂšs une entame tonitruante, certains joueurs Ă lâinstar dâOusmane DembĂ©lĂ© ont ensuite piochĂ© physiquement au cours de la rencontre. De retour aprĂšs ses nombreux pĂ©pins physiques accumulĂ©s sur la premiĂšre partie de saison, le Ballon dâOr 2025 a montrĂ© quâil retrouvait progressivement des jambes mais quâil nâĂ©tait pas encore prĂȘt Ă disputer lâintĂ©gralitĂ© dâun match avec une telle intensitĂ© tant il a disparu des radars au fil du second acte. Constat semblable pour DouĂ©, globalement assez discret et qui semble manquer de rythme malgrĂ© sa frappe monstrueuse qui sâest Ă©crasĂ©e sur le poteau de Rulli et son tir au but victorieux.
Des problÚmes de réalisme, encore
Comme souvent ces derniĂšres semaines, que ce soit face Ă lâAthletic Bilbao, Flamengo ou encore le Paris FC, les pensionnaires du Parc des Princes ont somme toute manquĂ© de rĂ©alisme dans le dernier geste. Les occasions ont pourtant Ă©tĂ© nombreuses (17 tirs, 6 cadrĂ©s), mais il a toujours manquĂ© ce petit quelque chose pour faire vaciller la rencontre, Ă lâinstar de cette transmission lĂ©gĂšrement trop appuyĂ© de DembĂ©lĂ© pour Nuno Mendes devant Rulli. Le point positif, câest que la troupe de Luis Enrique se procure de nombreuses situations importantes et ne manquent pas dâinspiration !
Une résilience bluffante
Depuis son arrivĂ©e en terres parisiennes en juillet 2023, Luis Enrique a inculquĂ© une vraie philosophie de jeu Ă ses joueurs ainsi que des principes forts, dont un qui ressort plus que les autres ce soir : la rĂ©silience. Comme face Ă Tottenham en dĂ©but de saison, comme face au Barça en octobre dernier, et comme de nombreuses autres fois ces deux derniĂšres annĂ©es, les champions de France en titre nâont rien lĂąchĂ© et y ont cru jusquâau bout. Alors que les Olympiens se congratulaient dĂ©jĂ et cĂ©lĂ©braient dĂ©jĂ , Ramos a une nouvelle fois montrĂ© pourquoi ce PSG est si fort et si imprĂ©visible. Tant que le coup de sifflet final nâa pas Ă©tĂ© sonnĂ© par lâarbitre, il ne faut jamais ranger les crampons et lever les bras au ciel avec cette Ă©quipeâŠ
Paris injouable aux tirs au but
Pour la 5e fois depuis la saison derniĂšre (Lens, Liverpool, Tottenham, Flamengo et donc lâOM), le club de la capitale a disputĂ© et remportĂ© une sĂ©ance de tirs au but sans broncher. Quâil sâagisse de Donnarumma, Safonov ou Chevalier dans les buts, le constat est le mĂȘme Ă chaque fois : le PSG est injouable dans cette discipline. Des performances rares Ă mettre au crĂ©dit du staff technique parisien et surtout dâun homme en particulier : Borja Alvarez. Le compĂšre de Luis Enrique Ă©tudie Ă chaque fois ses adversaires et donne des consignes Ă ses gardiens. Par exemple, câest lui lâauteur des petits mots cachĂ©s Ă lâintĂ©rieur de la serviette rose de Safonov lors de la sĂ©ance de tirs au but contre Flamengo. Avec la finalitĂ© que lâon connaĂźt et qui est rentrĂ©e dans la lĂ©gende du PSG : 4 arrĂȘts dĂ©mentiels de Safonov.