Les Parisiens ont rassuré à de nombreux niveaux face à Marseille (5-0)
Beaucoup trop fort pour l’OM, le Paris Saint-Germain a giflé son plu grand rival ce dimanche 9 février (5-0) au terme d’un récital collectif et d’une promenade de santé. Un Classique à sens unique qui confirme le retour aux affaires des champions d’Europe.
La manche aller leur était sans aucun doute restée en travers de la gorge. Marqués par leur court revers au Vélodrome en septembre (0-1), les Parisiens n’ont pas fait dans la demi-mesure et ont infligé une véritable correctionnelle aux Marseillais (5-0). Une performance stratosphérique qui a impressionné et qui confirme le retour aux affaires des Rouge-et-Bleu, après une première partie de saison en demi-teinte traduite par une irrégularité frustrante et d’innombrables pépins physiques. Place aux enseignements d’un Classique référence pour le club de la capitale.
Un Classique historique
Plus que la prestation XXL des Parisiens dimanche soir, cette rencontre déséquilibrée au possible a avant tout une portée historique. Dans l’histoire des 94 Classiques disputés, jamais un seul ne s’était soldé par cinq but d’écart.
Des individualités retrouvées
Miné par les blessures et les rechutes cette saison, Ousmane Dembélé a régalé et passé ses nerfs sur la formation phocéenne. En état de grâce, le Ballon d’Or 2025 a martyrisé et ridiculisé l’arrière-garde marseillaise. Auteur d’un doublé, dont un petit bijou en solitaire, « Dembouz » s’est baladé face à une défense apathique incarnée par la piètre performance de Balerdi. En plus de la masterclass du numéro 10 parisien, João Neves – lui aussi victime de trop nombreuses blessures ces derniers mois – a rayonné dans l’entrejeu aux côtés de son compatriote Vitinha. Et que dire de Nuno Mendes… Une prestation remarquable du latéral portugais, qui s’impose plus que jamais comme le meilleur du monde à son poste.
En bref, aucun Parisien n’a déçu, et beaucoup ont rassuré concernant leur état de forme physique. Un point (très) positif au vu des grandes échéances qui arrivent dans les prochaines semaines.
Le pressing a payé
Comme un symbole, ce récital francilien s’explique en partie par le pressing des hommes de Luis Enrique. Lors des derniers matchs, les champions de France en titre sont apparus comme éreintés, incapables de reproduire le pressing qui les caractérise et qui les a menés sur le toit du Vieux Continent la saison dernière. Face à Marseille, on a retrouvé un pressing cohérent et asphyxiant, mené par un collectif harmonieux et huilé.
Un match rassurant à de nombreux niveaux, tant le PSG inquiétait dernièrement. Reste à confirmer désormais puisqu’avec la phase à élimination directe de Ligue des Champions et la concurrence de Lens en championnat, c’est une nouvelle saison qui commence…