Désiré Doué, acteur principal de la remontée parisienne
Au terme d’un match riche en rebondissements, le Paris Saint-Germain s’est imposé sur la pelouse de l’AS Monaco (2-3) en Barrage Aller de la Ligue des Champions.
Paris a de la ressource ! Rapidement breaké à Louis II par une opportuniste équipe de Monaco, les Parisiens sont rapidement parvenus à revenir dans la rencontre, avant de faire la différence dans le second acte.
Une première demi-heure cauchemardesque
Une nouvelle fois opposé à un club français dans ce qui est l’équivalent d’un 16e de finale de Champions League, le PSG se présentait au coup d’envoi avec son équipe quasi-type. L’absence de Fabian Ruiz se prolongeant, Warren Zaire-Emery démarrait la rencontre dans l’entrejeu ; tandis que Luis Enrique avait opté pour un trio Kvaratskhelia-Dembélé-Barcola devant, laissant sur le banc un Désiré Doué moins bien depuis son retour de blessure fin 2025.
Les Rouge et Bleu furent cueillis à froid. Nuno Mendes ratant sa transversale, Golovin en profita pour déposer le ballon sur la tête d’un Balogun totalement seul au second poteau (1ère, 1-0). Pris dans son dos par le centre du Russe, Mendes avait à la fois l’Américain et Akliouche à gérer dans la surface… Puis confisquant le ballon, le club de la capitale parvint à se procurer une occasion franche au quart d’heure de jeu, quand Joao Neves, bien servi par Bradley Barcola, envoya sa frappe juste au-dessus du cadre (15e).
Mais les hommes de Sébastien Pocognoli ont su se montrer chirurgicaux. En effet, sur leur seconde incursion dans le camp parisien, les Monégasques inscrivirent une deuxième réalisation, œuvre encore une fois de Balogun, après avoir résisté au retour de Marquinhos (18e, 2-0). Et alors que Kvara, profitant d’une erreur de Faes, réussit à obtenir un penalty dans la foulée, Vitinha vit Köhn sortir sa tentative (22e).
Buvant le calice jusqu’à la lie, les Franciliens ont également dû subir la sortie d’Ousmane Dembélé. Incertain avant le début du match en raison d’une douleur au mollet, le Ballon d’Or fût contraint de céder sa place dès la 26e minute de jeu. Remplacé par Désiré Doué.
Elle veut son doublé, j’vais la Désiré Doué…
Depuis plusieurs semaines jugé trop individualiste, l’entrée du Golden Boy a pourtant tout changé ce mardi soir. Sur l’un de ses tout premiers ballons, l’ancien rennais croisa parfaitement sa frappe, réduisant ainsi l’écart (29e, 2-1). Poussant Vanderson au départ de l’action, Doué eut la clémence des arbitres, ces derniers ayant sans doute estimé que le latéral brésilien a trop exagéré sa chute.
Un peu moins d’un quart d’heure plus tard, l’international français piqua dans l’axe pour enclencher. Repoussé par Köhn, le ballon revint dans les pieds d’Achraf Hakimi qui égalisa (41e, 2-2). Quelques minutes après, et à l’issue d’un show individuel dans lequel il effaça Faes puis Zakaria, Kvaratskhelia fut à quelques cm de marquer un 3e but avant la pause. Mais au bout de l’effort, le Géorgien n’eut pas la lucidité suffisante pour redresser le cuir (45e).
Auteur d’une méchante semelle sur la cheville de Vitinha, Golovin écopa d’un carton rouge direct dès le retour des vestiaires, laissant ses partenaires à 10 contre 11 (47e). Il n’en fallut pas plus aux nôtres pour accentuer leur domination. L’inéluctable se produisit quand, à la conclusion d’une tranchante transition, Doué trouva de nouveau la faille (66e, 2-3), avec la même célébration qu’en première mi-temps, les oreilles bouchées, preuve que l’offensif parisien a entendu les récentes critiques à son égard mais sait ce qu’il a à faire.
Presque jamais mis en danger en seconde période, le Paris SG a pourtant de peu échappé au pire. Il est vrai que la main de Marquinhos en pleine surface aurait clairement pu (dû ?) être sanctionnée d’un penalty (69e).
Mais l’essentiel a été préservé, avec cette première manche remportée en Principauté. Un avantage à convertir dans 8 jours au Parc des Princes afin de composter le billet pour les 8es de finale. Mais que ce soit mercredi prochain ou pour toutes les autres sorties, il faudra que les hommes de Luis Enrique se montrent beaucoup plus vigilants. On ne peut être autant dominateurs et pourtant prendre 2 buts sur 2 occasions. Le premier de ces rendez-vous aura lieu samedi, là aussi au Parc, avec la réception du FC Metz en Ligue 1.