Achraf Hakimi avec le Maroc - Crédit : Icon Sport
Lors de la victoire de l’équipe de France, ils étaient cinq Parisiens à célébrer la qualification… et un à s’en morfondre. Mais c’est bien ce dernier, Achraf Hakimi, qui est au cœur des critiques depuis la rencontre.
Des accolades, des poignées de main et des sourires. Voilà ce qui vaut à Achraf Hakimi d’être, depuis hier, qualifié de « traître à la patrie » par une partie des supporters marocains. Celui qui avait terminé 6e du Ballon d’Or 2025 est autant critiqué pour son attitude, jugée pas assez investie, que pour sa prestation sur le terrain.
Auteur de deux saisons remarquables avec le Paris Saint-Germain, le Marocain est l’un des visages de cette sélection. Présent avec les Lions de l’Atlas depuis 2016, il a largement contribué à la montée en puissance du Maroc, en parallèle de ses performances dans des clubs prestigieux comme le Real Madrid, le Borussia Dortmund, l’Inter Milan et donc le PSG.
Un joueur hors pair
Le Ballon d’Or africain en titre possède pourtant un palmarès hors du commun. En plus de son sacre de meilleur joueur africain de l’année en 2025, après avoir terminé deuxième lors des deux éditions précédentes, le natif de Madrid a été nommé à de nombreuses reprises dans les équipes types de ses différents championnats, notamment en Bundesliga et en Serie A.
Il figure également dans l’équipe type de la Ligue des champions 2024-2025 ainsi que dans le Onze type de la CAN en 2021 et 2025. Il est aussi le défenseur le plus décisif sur une campagne de Ligue des champions, avec neuf contributions décisives (4 buts et 5 passes décisives) lors de l’exercice 2024-2025.
Au-delà de ces performances, Hakimi détient plusieurs records sur le continent africain. Il est notamment le joueur africain le plus titré de l’histoire de la Ligue des champions, à égalité avec Samuel Eto’o, ainsi que le défenseur africain le plus capé de l’histoire de la compétition avec 77 rencontres disputées.
Un cas loin d’être anodin
Arrivé au Paris Saint-Germain lors du mercato estival 2021, le Marocain, déjà considéré comme l’un des meilleurs à son poste, a encore franchi un cap sous les ordres de Luis Enrique. Au point d’être régulièrement présenté comme le meilleur latéral droit du monde.
Pourtant, ce n’est pas la première fois qu’il fait face à une vague de critiques dans son pays. Lors de la dernière Coupe d’Afrique des nations, alors qu’il revenait de blessure, il avait déjà été pris pour cible. Certains l’accusaient même de freiner son équipe et d’occuper la place de joueurs jugés plus performants.
Quelques mois plus tôt, lors de la CAN 2024, Achraf Hakimi avait manqué un penalty décisif face à l’Afrique du Sud en huitième de finale, une erreur qui avait précipité l’élimination précoce des Lions de l’Atlas. Un épisode qui lui avait valu de nombreuses critiques.
Les tirs au but ne sont d’ailleurs pas sa spécialité. Un exercice dans lequel il a souvent éprouvé des difficultés, au point de faire sourire son ancien entraîneur Antonio Conte, qui plaisantait à ce sujet en avril 2021 :
« L’important, c’est qu’il ne tire pas les penalties […]. Je le vois à la fin des entraînements quand il s’arrête pour en tirer avec ses coéquipiers. Si on arrive à ce stade dans certaines compétitions, tout le monde doit mourir avant de lui en faire frapper un. […] C’est vraiment une pipe. Encore pire que moi quand je jouais. » racontait-il avec le sourire.
Un exercice qui lui a pourtant souri quelques années plus tard. En finale de la Ligue des champions face à Arsenal, le Marocain avait transformé son tir au but, participant au sacre parisien et au mémorable back-to-back du club.
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— Le Meilleur du PSG (@LMDPSG) July 9, 2026