R. Dati est prête à vendre le Parc des Princes
À un peu plus d’un mois des élections municipales de 2026, l’avenir du Paris Saint-Germain s’est imposé comme un dossier central de la campagne parisienne. Candidate à la mairie de Paris, Rachida Dati s’est officiellement déclarée favorable à une vente du Parc des Princes au PSG, rejoignant ainsi Emmanuel Grégoire et Pierre-Yves Bournazel dans une volonté commune : empêcher le départ du club hors de la capitale.
Rachida Dati ouvre clairement la porte à une vente du Parc
Le feuilleton du Parc des Princes connaît un nouvel épisode majeur. Ce mardi 10 février, Rachida Dati (LR), candidate à la succession d’Anne Hidalgo, a clarifié sa position lors de la présentation de son programme. Face à la menace d’un déménagement du PSG vers Massy ou Poissy, la ministre de la Culture a affiché une ligne ferme : « Je ferai rester le PSG à Paris ».
Pour y parvenir, elle se dit prête à négocier la vente du Parc des Princes au club de la capitale, une option jusque-là refusée catégoriquement par la mairie actuelle. En contrepartie, Rachida Dati imagine la création d’un vaste « village sportif et culturel PSG » autour du stade, associant équipements modernes, associations locales et rayonnement international du sport parisien. Un projet pensé à la fois comme levier économique, urbain et symbolique pour la capitale.
Un consensus inédit parmi les favoris à la mairie de Paris
La prise de position de Rachida Dati s’inscrit dans une dynamique plus large. Emmanuel Grégoire, candidat socialiste, s’est lui aussi prononcé, début décembre, pour une reprise du dialogue avec le PSG. Il est prêt à soumettre la vente du stade au Conseil de Paris avec des clauses strictes comme le nom naming associé au Parc des Princes ou encore le rachat du stade par la ville en cas de départ du Qatar.
« Sur le plan juridico-financier, je souhaite proposer deux options au vote du Conseil de Paris », explique Emmanuel Grégoire à nos confrères de l’Équipe. La première consiste en une location-fiducie avec un contrat longue durée. La seconde, un scénario de vente. « Donc oui, Maire, la vente est une option que je proposerai au Conseil de Paris », tranche-t-il.
Il souhaiterait transformer la Porte de Saint-Cloud en un quartier de vie sportif, écologique et populaire. Son programme prévoit notamment des équipements de proximité, un espace muséal dédié au PSG et une végétalisation massive des abords du stade.
De son côté, Pierre-Yves Bournazel (Horizons) adopte une approche plus prudente, sans promettre explicitement une cession. Mais l’ancien député milite clairement pour une reprise du dialogue entre la Ville et le PSG, avec l’objectif affiché de maintenir le club au Parc des Princes via une modernisation et un agrandissement de l’enceinte.
il affiche un message clair:
«Maire de Paris, je rouvrirai les négociations avec le club pour que le Parc des Princes reste la maison du PSG.»
À l’issue de l’annonce de Rachida Dati, les trois principaux candidats à la mairie de Paris partagent désormais un même constat : le PSG doit rester au Parc des Princes. Une convergence politique inédite qui pourrait rebattre les cartes d’un dossier longtemps bloqué, et peser lourd dans la campagne des municipales de 2026.