Ce dimanche soir, au terme du dernier match de la 33ème journée de championnat de L1, lorsque le controversé Tony Chapron, arbitre de ce PSG - Nice renvoya les joueurs aux vestiaires, une bouffée d'oxygène envahissait les joueurs et supporters parisiens. Une délicieuse victoire qui donnait aux parisiens la sensation que sauf cataclysme ou chute d'astéroïde, ce Paris Saint Germain là, remporterait dans les prochaines semaines, le troisième titre de champion de France de son histoire, à la faveur d'un classement où son avance est large, et où sa différence de buts avec son dauphin Marseille est juste astronomique. Dimanche soir contre Nice, ce 3-0 avait la saveur d'un sacre imminent. Et 1, et 2, et 3 raisons de déjà y croire...
Paris respire après avoir prit l'eau
Ce dimanche, une victoire contre les Aiglons était plus que nécessaire. En effet, après avoir succomber à Evian au terme d'un match désespérant, lui coûtant le doux espoir d'un doublé largement à sa portée, Paris n'avait pas le choix : Et vaincre Nice, auteur d'une saison très prometteuse, était la condition sine qua non, pour reprendre confiance, et s'assurer un avenir proche radieux. A J-5 journées de la fin de ce championnat, une victoire serait donc la voie royale vers ce titre que tout le monde espère. 19 ans après. 19 TRES longues saisons sans consécration nationale. L'occasion de démontrer aussi que ce naufrage Evianais n'était qu'un triste accident.
Chose faite puisque Paris n'a pas traîner, et après seulement neuf minutes de jeu, Jérémy Menez, de nouveau titularisé faisait trembler les filets, après un sombrero magique et une passe intelligente de Pastore, pour éliminer Ospina, peu inspiré sur ce coup. En première mi temps, Paris s'est contenté de maîtriser et d'assurer l'essentiel, tandis que Nice était inexistant. S'en est fallu de peu pour que Paris ne mène déjà, 3-0 à la mi temps.
La faute à un poteau sur une belle reprise d'Ibrahimovic, et à l'unique sursaut d'orgueil du gardien niçois, sur une frappe de Menez. En seconde période, une grossière erreur du portier colombien offrait un penalty indiscutable à Paris. Une double sanction ponctuée par une expulsion, obligeant Nice, déjà mal en point, à finir le match à dix contre onze. Un penalty transformé par l'inévitable Ibrahimovic, pour mettre Paris a l'abri.
Enfin, Clément Chantôme, fraîchement rentré en jeu, clôturera le score, suite à un généreux cadeau de géant suédois. 3-0. Score net et sans bavure, Et surtout donc, une bouffée d'air pur, et qui assure quasiment à Paris, le bonheur de finir champion. Le tout, en se rassurant, et en démontrant sa capacité à répondre enfin présent quand il le faut. De très bon augure avant les dernières échéances décisives. Alors si Paris a bu la tasse à Evian, contre Nice, il avait une faim de loup. Et le PSG semble affamé de victoire, et ne sera rassasié qu'en cas de consécration finale. Ca tombe bien, ça approche...
Des statistiques qui donnent le vertige
70 points, et une différence de but de +40. Oui, vous ne rêvez pas. La différence de but parisienne est à l'heure actuelle de +40 !!! 60 buts pour, 20 buts contre. Tels sont les chiffres astronomiques qui illustrent le classement actuel du PSG. Des chiffres qui donnent le vertige. A titre de comparaison, le Montpellier de la saison dernière, sacré champion par surprise, lui a finit l'exercice avec une différence de +34 (68 buts pour, 34 contre). Enfin, notons avec humour - et petite pointe d'ironie - que le dauphin marseillais lui possède une différence de buts de seulement + 4, pour 36 petits buts marqués. Des statistiques d'un presque relégable pour le club phocéen qui s'accroche à cette seconde place inespérée, en vue d'une qualif pour la prestigieuse Ligue des Champions on ne peut plus miraculeuse. Pour le spectacle, là, il faudra repasser... Paris lui, a séduit toute la saison, avec son jeu spectaculaire et ses joueurs de classe internationale. Défensivement là aussi, c'est du solide. Avec son maître à bord, Thiago Silva, auréolé fort logiquement du titre de meilleur défenseur mondial. Paris là encore, a tout d'un champion en puissance, puisque défensivement parlant, il possède la seconde meilleure défense du continent, à égalité avec la Juventus de Turin. Seul l'incroyable Bayern de Munich est en tête, avec 14 rachitiques buts d'encaissés, et une différence de buts positive pharaonique de + 75 !! Qui dit mieux ?
Pour finir, sur 33 matchs de championnat, Paris et son dernier rempart, Salvatore Sirigu ont gardés leur cage inviolées 21 fois. Ni le Bayern de Munich, ni Manchester United, ni le Barça et ni la Juventus, Ni le Real Madrid ont fait mieux !! Record d'Europe en cours...
Vous venez de le voir, cette saison 2012-2013, le PSG se frotte aux plus grands en terme de chiffres. Ses statistiques sont tout, sauf anodines. Elles sont surtout la preuve que Paris est redevenu machine de guerre, avec l'envie de l'excellence sur tous les fronts. Ca tombe bien, le titre se gagnera comme ça...
A 6 points du bonheur, calendrier favorable en prime
Après calculs, il ne reste plus que deux petites victoires pour assurer le sacre finale au PSG. C'est mathématique : Deux victoires et 6 points plus tard, et plus personne ne pourra rattraper le PSG. Elément important pour garantir un sacre final, le calendrier des dernières échéances. Celui du PSG, associé à sa forme du moment, laisse présager que cette condition est tout sauf insurmontable : En effet, Paris va se rendre à Evian qui se bat pour ne pas descendre, mais qui pourrait perdre des plumes à rêver d'une éventuelle finale de Coupe de France à Saint Denis. Un match tout sauf facile, certes.
Mais espérons que Paris se déplacera à Annecy avec la ferme envie de prendre sa revanche sur cette piteuse élimination en coupe, il y a une semaine à peine. Puis, Paris accueillera Valenciennes, club du milieu du tableau, qui a priori n'a plus rien à gagner. Ni à perdre. Une victoire, sans faire injure aux Nordistes, serait presque une formalité. Puis Paris se rendra à Lyon, pour LE match à 6 points, pour l'éventuel vainqueur. Là aussi, y gagner ne sera pas si simple. Mais Lyon reste sur une série très moyenne, et n'est pas imbattable sur ses terres, loin de là. Avant dernière journée, et Paris recevra Brest, qui tangue dangereusement vers la Ligue 2.
On imagine mal les bretons réussir à s'imposer au Parc, pour un match qui pourrait être celui de la consécration du PSG, à la maison. Et dernière étape, comme la saison passée, Paris achèvera sa très belle saison, par un déplacement à Lorient, où Paris l'avait emporter 2-1, laissant le fol espoir d'un titre finalement acquis par Montpellier.
Un calendrier à ne pas prendre à la légère, mais largement à sa portée. Deux petites victoires et Paris sera officiellement champion de France 2012-2013. Quoi qu'il en soit, Paris reste maître de son destin avec son avance très confortable. Quand bien même, il ne gagnerait pas ses deux victoires, on imagine mal Marseille, son seul concurrent, remporter les cinq derniers matchs et Paris ne pas grapiller quelques points précieux ici ou là.
Logiquement, il y a fort à parier que Paris ajoutera une ligne à son palmarès dans les prochaines semaines. Une ligne tant attendue par tous. Celui du titre de champion de France. Eléments de réponses très prochainement. Mais à priori, vous pouvez commencer à mettre le champagne au frais...