IL y a plusieurs manières d™appréhender deux semaines sans Ligue 1. Le PSG, qui a repris l™entraînement mercredi après trois jours de coupure, va déjà mettre à profit cette période pour préparer la réception de Nantes, le 14 septembre, mais surtout la litanie de matchs programmés à partir de cette date (NDLR : sept rencontres en vingt jours *).

Dans une saison, les plages de travail de quinze jours d™affilée ne sont, il est vrai, pas légion. Paul Le Guen et son staff technique peuvent donc se réjouir de disposer de la quasi-totalité de leur effectif, à l™exception des jeunes Mulumbu, Mabiala et Ngoyi, retenus avec la sélection congolaise. Sessegnon, qui aurait dû jouer avec le Bénin, est, lui, suspendu. « Normalement, c™est un casse-tête car on se retrouve avec un effectif restreint du fait des joueurs en sélection nationale, mais là, c™est une aubaine », témoigne Cyril Moine, l™ancien préparateur physique du PSG entre 2003 et 2007.

« Recharger les accus »

Pour ce spécialiste aujourd™hui en poste à Lens (Ligue 2), ce type de période sert généralement à « recharger les accus », avec des séances musclées comme celle d™hier matin au camp des Loges, avant de basculer vers un programme plus « allégé ». « On en profite pour réaliser un bon travail foncier et, si possible, programmer un match amical. Puis, pendant la semaine qui précède les sept matchs, on propose des exercices très courts et intenses », décrypte Moine. L™enjeu est double : ne pas perdre le rythme et homogénéiser les conditions physiques des joueurs. Demain, Paul Le Guen a choisi d™utiliser le déplacement de la CFA à Guingamp en guise de rencontre amicale. Les éléments du groupe professionnel en manque de temps de jeu seront du voyage en Bretagne. Traoré, Bourillon, Chantôme ou Clément devraient donc être sollicités dans les prochaines semaines et donc renforcer la réserve. L™entraîneur parisien a d™ailleurs prévu d™assister à cette rencontre.

Quinze jours de battement offrent enfin l™occasion à un joueur comme Makelele, qui a rejoint le groupe tardivement, de se remettre à niveau. « Je pense que pour lui (NDLR : Claude Makelele), ça sera très positif, note Cyril Moine. Il se connaît très bien, donc ça ne posera aucun problème. Le staff pourra le consulter pour connaître ses manques et mettre en place un programme adapté. »

                                                                   "ptit jeff" source : le parisien