Même si personne ne lavoue, la peur dêtre la première équipe depuis 2002 à ne pas être championne sest installée dans le vestiaire lyonnais. Entre des cadres rassasiés depuis bien longtemps dans les compétitions nationales et des recrues en manque dexpérience du très haut niveau, lOL redécouvre une sensation oubliée : la crispation.
Entre la 23e et la 25e journée, par la grâce de trois succès consécutifs, Lyon avait cru se refaire un matelas confortable avec 6 points davance sur le deuxième. Mais entre légalisation de Rennes à Gerland dans le temps additionnel (1-1) et la leçon de réalisme donnée samedi au Stade de France par Lille (2-0), les illusions se sont dissipées. « Nous sommes un peu maudits cette saison, car nous avons beaucoup dabsents et de blessés, reconnaît François Clerc, de retour de blessure. Les autres reviennent derrière. »
Aulas en première ligne
Claude Puel se veut imperméable au doute, du moins en public. « Je ne suis ni inquiet ni agacé, souligne lentraîneur lyonnais. » Hier, à lissue du décrassage, Jean-Michel Aulas a néanmoins ressenti le besoin de monter en première ligne pour servir de rempart médiatique à ses joueurs. « Ce nest pas un drame, lâche le président lyonnais. La série de mauvaises nouvelles en 48 heures a été impressionnante. Quand vous apprenez dans la journée les forfaits de Lloris et de Boumsong, alors que lon est limite dans certains secteurs de jeu, cest un coup dur. »
Sil samusait, les saisons précédentes, à sinventer des concurrents qui nexistaient pas, le président semble sérieux, cette fois, quand il fait part de ses craintes. « Ce sera dur de gagner le championnat cette année, avoue-t-il. Mais on reste léquipe la mieux placée. Même si Paris est dans une dynamique formidable. Cest une équipe qui a beaucoup datouts. Je pense tout de même quil vaut mieux être à notre place quà celle des autres¦ »
Le Parisien