Dimanche soir, après la défaite à domicile contre Rennes (1-0), Sébastien Bazin et Paul Le Guen se sont vu à l™intérieur du Parc des Princes. L™échange terminé, le second n™était plus entraîneur du PSG. Dans l™entourage de l™actionnaire, on explique que depuis quelque temps, le doute s™était installé dans l™esprit du patron de Colony Capital.

Des proches du patron de Colony Capital avancent que Bazin s™est rendu sans arrière-pensée à la réunion mais devant le refus de Paul Le Guen d™évoluer, de faire son autocritique et de s™ouvrir, principalement dans le domaine de la communication intérieure (notamment avec Roche, le directeur sportif, et Skropeta, le directeur de la communication) et extérieure (médias, public), il s™est résolu à ce divorce.
Il n™a pas été question d™Yves Colleu, l™adjoint de Le Guen ni des finances éventuelles pour la saison prochaine, la discussion entre les deux hommes ayant atteint un point de non-retour plus tôt qu™ils l™avaient prévu. « Le départ de Paul est avant tout lié à un besoin d™un souffle nouveau », a confirmé Philippe Boindrieux, directeur général du club. « Ce n™est pas avec lui que j™ai envie de bâtir ce club dans les deux ou trois ans qui viennent », a confié Bazin en substance à des intimes après cet entretien.
Un fait est avéré : Claude Makélélé, capitaine emblématique du PSG, ne voulait pas continuer à jouer au PSG sous les ordres de Le Guen. Son entourage, très proche de Colony, et le joueur lui-même, l™ont fait savoir à l™actionnaire. Lequel souhaitait, plus que tout, que le milieu de terrain, qui a ramené le club presque au sommet par son aura et son expérience, continue. C™est désormais une certitude : Makélélé sera encore joueur du PSG la saison prochaine, quitte à ne disputer qu™une vingtaine de rencontres.
Autre point déterminant : Bazin ne supportait plus le jeu du chat et de la souris enclenché depuis janvier par Le Guen. Il attendait un signe fort et affectif montrant son envie de continuer. Il n™est pas venu. En reprenant la main, le président actionnaire a voulu également montré qu™il ne se laissait pas déborder par les événements et que même Le Guen ne le mènerait pas par le bout du nez. D™ailleurs, Sébastien Bazin, qui a pris goût à sa double casquette, entendrait perpétuer ce modèle de gouvernance la saison prochaine.

Le Parisien