On y est ! Le palmarès n™est pas encore connu mais c™est déjà l™heure des remerciements et la liste est longue. On félicite donc le calendrier et l™ordinateur qui a programmé ce Valenciennes - PSG à la 37e journée, vu le contexte. On remercie Paul Le Guen, Sébastien Bazin, Francis Decourrière et Antoine Kombouaré d™avoir rendu cette opposition aussi cocasse, inoubliable et pleine d™anecdotes dont on nourrit les livres.

On applaudit les acteurs de ce show à la française, même si Jean-Michel Aulas goûte peu l™exercice. Au domicile du président de Lyon, engagé à la même heure par la réception de Caen, le magnétoscope chauffera et chaque image sera analysée au ralenti, à la recherche de la moindre trace d™entente suspecte.

« Il faut penser à l™avenir du club avant de penser au sien »

Il n™y avait bien que le PSG pour nous offrir un tel spectacle. C™est donc le soir où le futur ex-entraîneur du club côtoiera le nouveau prochain technicien de l™équipe de la capitale, séparés de quelques mètres et par une guérite abritant des délégués, qui seront aux premières loges, les chanceux. Ce n™est pas du Feydeau mais bien un match de football.
 
Une dernière fois avant de signer son contrat d™entraîneur du PSG dimanche ou la semaine prochaine, Antoine Kombouaré est revenu hier sur ce rendez-vous facétieux : « Aujourd™hui, ils (les dirigeants du PSG) m™ont fait comprendre que j™étais l™homme qu™ils voulaient. Moi, j™ai dit que ça m™intéressait. J™ai un match à préparer, eux aussi. Aujourd™hui, je ne peux pas parler de ça dans la mesure où Valenciennes n™est toujours pas (assuré du maintien) en Ligue 1. »
 
Et parce que le football est une affaire parfois sérieuse et que le Kanak ne transige pas sur les questions d™honnêteté, il a conclu : « J™agis par respect pour mes joueurs. Tous les jours, je leur dis qu™il faut penser à l™avenir du club avant de penser au sien. Je ne vais pas faire le contraire, ça ne serait pas réglo. »
 
Le match tombe en fait parfaitement : chaque équipe aura besoin d™au moins un point ce soir pour assurer soit son maintien mathématique, soit une qualification en Europa League la saison prochaine. « Il en faudra peut-être deux », ajoute Paul Le Guen, songeant sûrement à une éventuelle meilleure différence de buts de Lille si les Dogues venaient à tout gagner pendant que Paris perdrait tout.
 
Un scénario catastrophe assez improbable même si Paris reste sur une défaite inquiétante devant Auxerre au Parc (2-1). « C™est pour cela qu™il faut rester concentré sur l™objectif de prendre des points et ne pas dépendre des autres résultats », souffle encore Le Guen. Les entraîneurs nous le rappellent : entre deux tranches de rire s™est quand même glissé un vrai match de football.
Le Parisien