« LA VICTOIRE sur Auxerre (3-1), samedi, a-t-elle relancé le PSG au bon moment ?
C™est sûr qu™elle fait du bien au moral. Surtout que tous nos concurrents directs ont perdu. On savait avant cette rencontre qu™on aurait quatre matches importants pour la survie du club. On a gagné le premier, mais ce n™est pas une fin en soi. Il en reste trois.

Contre Auxerre, vous avez joué à 17 h 10. Comment avez vous suivi les rencontres suivantes?

J™ai été particulièrement attentif aux résultats, c™est vrai. Je dînais en famille et j™avais toujours un oeil sur Internet pour suivre l™évolution du score. Une semaine plus tôt, c™est Lens qui avait joué contre Sochaux (3-2) avant nous et on a peut-être eu le tort de connaître le résultat de cette rencontre avant d™affronter Caen (0-3). áa nous a mis un coup derrière la tête et on a déjoué. Maintenant, après cette défaite, on n™était pas au fond du trou comme on l™a laissé croire. Comme on n™est pas euphoriques après notre succès contre Auxerre. On sait qu™on a notre destin en main. Ce n™est pas le moment de se relâcher.
Que ce soit contre Strasbourg (1-0) ou Auxerre, le PSG n™a pas affiché une grande maîtrise collective lors de ses dernières victoires¦

Contre Auxerre, c™est vrai qu™on s™est fait un peu peur à 2-1. Inconsciemment, on a repensé au match contre Nice contre qui on menait sur le même score avant d™encaisser deux buts en dix minutes. Au niveau psychologique, ça joue, c™est sûr. ì certains moments, en cours de rencontre, on est moins bien dans les têtes et on tente moins. Il faut qu™on arrive, lors de ces temps faibles, à évacuer la pression en réussissant peut-être des gestes plus simples. Mais je sais qu™on est capables de bonnes choses.

En quoi le discours de Michel Moulin, le nouveau conseiller sportif du PSG, peut-il vous aider ?

M.Moulin a des mots simples et un nouveau discours. Dans de tels moments, entendre qu™on a confiance en nous est toujours rassurant. Mais c™est nous, les joueurs, qui sommes responsables de cette situation. Et on ne pourra s™en sortir que par nous mêmes.

Quand vous avez signé au PSG, en janvier 2006, vous attendiez vous à vivre une saison aussi douloureuse ?

Non, on s™attend toujours à vivre de meilleurs moments. Mais j™essaie d™en tirer le positif et je me dis que ça forge le caractère, que ça m™apporte de l™expérience. Et puis, je me dis aussi que si on se maintient et qu™on parvient à gagner deux Coupes nationales, c™est mieux que de se qualifier pour l™UEFA en finissant cinquième sans soulever de trophée. Mais il faut se maintenir. Quand je vois l™ambiance du Parc samedi dernier, ce public et ce stade ne méritent pas d™aller en L 2.

Comme la semaine dernière, vous allez vous entraîner toute la semaine à huis clos au Parc. Est-ce important dans une telle situation de vivre repliés sur vous-même ?
Moi, ce qui m™embête, c™est que le Parc est un peu plus loin de chez moi (Il rigole.) Sinon, m™entraîner au Camp des Loges ou au Parc à huis clos, pour moi, c™est pareil. »