Il est prêt. Mieux, il en salive déjà. Lui, le « ptit gars » de Gonesse, formé au Racing Club de Paris et dont la famille réside encore à Argenteuil, fêtera ce soir sa première titularisation au Parc des Princes, « son » Parc. Mohamed Fofana (23 ans), le défenseur central du TFC, dont les parents sont originaires du Mali, titulaire irréprochable lors des dix premiers matchs de la saison (16 titularisations la saison dernière), aura même le redoutable honneur de serrer de près la nouvelle attraction parisienne, Guillaume Hoarau.
Le duel sannonce épique. Mais les duels, « Momo » adore ça. « Je vais essayer dêtre plus déterminé que lui, ne pas le laisser respirer, létouffer », prévient ce fan de Thuram et Canavaro. Pisté par le PSG à la fin de sa formation au Racing, celui qui choisit finalement le TFC en 2000, « car il semblait plus facile de sortir ici quau PSG », avoue ne pas être étonné par la performance de Hoarau, dimanche dernier au Vélodrome. « Non, car on connaît son potentiel et puis on nest pas élu meilleur joueur de L 2 pour rien », confirme-t-il.
Le challenge qui lattend semble à la mesure de ce joueur calme, toujours souriant, mais terriblement déterminé. Et nul doute que ce soir, déterminé il le sera. « Mes premiers matchs, je les ai vus au Parc, il y aura toute ma famille et tous mes amis denfance qui dhabitude me regardent à la télé¦ » savoure-t-il.
Un but... contre le PSG
La saison dernière, Fofana était entré à la 93 e minute du match aller pour conserver le score et la victoire toulousaine (2-1, doublé dElmander). « Cétait déjà beau, avec une saveur particulière », sourit-il. Le match retour, au Stadium, fut encore plus fort en sensations. Dans une atmosphère irrespirable, les deux clubs étant à la lutte pour le maintien, cest lui en effet qui avait égalisé à la 87e minute (1-1). Son seul but en L1 jusquà présent. « Un sacré souvenir », se rappelle-t-il. Depuis, de leau a coulé dans la Garonne et le rendez-vous du soir porte de Saint-Cloud oppose deux équipes qui évoluent cette fois dans le haut du tableau. « Je suis prêt », conclut Momo. Guillaume Hoarau est prévenu¦
Le Parisien