Paul le Guen est en fin de contrat le 30 juin prochain et l™incertitude le concernant demeure plus que jamais : restera, restera pas ? Depuis la semaine dernière, un calendrier a été arrêté. Selon nos informations, c™est à la mi-avril que Sébastien Bazin, le président-actionnaire du PSG, rencontrera l™entraîneur parisien pour discuter de son avenir.

Le Championnat de France n™aura pas encore livré son verdict mais en approchera. Le Guen a toujours dit que le temps ne pressait pas. « Il n™y a aucune urgence », répète-t-il à l™envi.

Tenté par l™étranger

En l™état, les décideurs parisiens souhaitent lui proposer une prolongation de contrat. « Tout le monde le sait : je suis très à l™aise avec Paul », clamait le directeur pour l™Europe de Colony Capital le jour de son intronisation à la présidence du club, le 3 février.
 
Dans l™avion du retour entre Toulouse et Paris, après la claque subie quelques minutes plus tôt (4-1), Sébastien Bazin a quitté son siège pour s™asseoir aux côtés de Paul Le Guen. Les deux hommes qui s™apprécient ne conversent pas tous les jours ensemble. C™est le mode de fonctionnement du technicien. Nul doute qu™ils ont évoqué les grandes lignes des discussions qui s™ouvriront dans trois semaines environ. Mystérieux, entretenant avec force le culte du secret, Paul Le Guen n™a rien laissé transpirer de ses futures intentions. Il existe une tendance, comme nous l™écrivions en février dernier, et elle est au départ. Le Guen fonctionne sur des cycles courts et les rares signes qu™il laisse échapper n™indiquent pas son envie de rester. Selon ses proches, sa décision n™est pas encore totalement arrêtée.
 
Deux certitudes se dégagent. Primo, Paul Le Guen reste très tenté par une nouvelle expérience à l™étranger, après ses six mois malheureux aux Glasgow Rangers (juillet 2006-janvier 2007). Secundo, il est quasiment exclu qu™il rejoigne un nouveau club sans sa garde rapprochée son adjoint Yves Colleu, le préparateur physique Stéphane Wiertelak et le kiné Joël Le Hir. Certains clubs, en France notamment, rechignent à engager un staff complet. C™est une pratique plus courante à l™étranger.
Le Parisien