Champion de France en 1994 avec Paris, Bernard Lama croit aux chances parisiennes pour le titre. Lancien portier du PSG pense que le statut doutsider du club de la capitale peut constituer un avantage.
Le PSG peut-il être champion ?
Bernard Lama. Bien sûr, cest jouable. Les parisiens sont revenus à un point de Lyon. Sans le vouloir, ils vont y arriver (rires). Cette équipe est régulière, cest un signe. Ils sont dans une meilleure dynamique que Lyon. Pour un club qui a pas mal souffert ces dernières années, ce serait déjà une belle performance dêtre sur le podium. Sils étaient champions, ce serait exceptionnel.
Quelle est la différence par rapport à la saison dernière ?
Cette année, les joueurs ont un moral de vainqueurs. Makelele et Giuly ont apporté au groupe une certaine stabilité. Il avait besoin de cadres. Léquipe type change assez régulièrement et les résultats restent positifs. Avec les victoires, le club sest découvert de nouvelles ambitions.
Peut-on comparer cette équipe à la vôtre qui a été championne en 1994 ?
Non. En 1994, on était favoris. A lépoque, le titre se jouait toujours entre Marseille et le PSG. Cétait une grosse déception si on ne finissait pas sur le podium. Cette année, personne ne les attendait là. Ils ont pu mener leur chemin sans pression pour se retrouver en position de remporter le titre. Quils ne soient pas favoris est un avantage.
Quelle est la part de Paul Le Guen dans cette réussite ?
Paul possède lexpérience. Il a été champion comme joueur en 1994 et comme entraîneur avec Lyon (NDLR : en 2003, 2004 et 2005). Il connaît le discours quil faut tenir. Dommage que le club se soit tiré une balle dans le pied avec le changement de président. Mais heureusement cela na pas perturbé léquipe. Cest un signe de maturité et de sérénité.
La sérénité, nest-ce pas ce quil manque à Lyon ?
Les lyonnais sont moins réguliers que lannée dernière. Je pense quils sont obnubilés par leur match contre Barcelone. Sils se font éliminer, ils vont se reconcentrer sur le championnat et ils redeviendront redoutables. Sils se qualifient, cela peut devenir intéressant pour Paris.
Le Parisien