Il n'a rien oublié bien sûr. Ni ses « bourdes » de la saison dernière, ni son absence à l™Euro, ni les propos de son nouveau président réclamant un « grand gardien ». Mais aujourd™hui, Mickaël Landreau reste serein. Ce soir, il disputera le 415 e match de sa carrière avec, dit-il, « la même envie et la même détermination de bien faire ».

Sa période de « test », il l™a accomplie avec brio. A Monaco (1-0), il encaisse un but sur lequel il ne peut rien. Contre Bordeaux (1-0) et Sochaux (1-1), ses performances sont convaincantes. Aujourd™hui, une question se pose : Landreau a-t-il digéré sa saison difficile ? Le portier répond oui.

« Je savais que j™étais attendu, raconte-t-il. C™est le cas tous les ans. L™année dernière, avec la blessure de Grégory Coupet, je devenais titulaire chez les Bleus. Aujourd™hui, c™est par rapport à mes erreurs. D™une saison sur l™autre, tout est remis en question. D™un match à l™autre même. Un jour, tu es le meilleur, et une semaine après, tu es une m¦ C™est ça, être gardien au PSG. »

Pas d™aigreur dans ses propos, juste un constat. En deux ans, Mickaël Landreau a appris à connaître le PSG. « Certaines critiques étaient justifiées, d™autres non, poursuit-il. Je ne suis pas plus blindé ni plus fort qu™un autre. J™ai vécu cette période comme une injustice. Mais je sais aussi, avec mon poste, que je suis plus exposé que d™autres. C™est une perpétuelle remise en question. »

« Beaucoup ne se souviennent que de mes bourdes »

Loin d™être animé d™un sentiment de revanche, Landreau a tourné la page. « Je ne vis pas en ayant besoin de prouver quoi que ce soit, précise-t-il. J™ai joué plus de 400 matchs, j™ai gagné des trophées. Je n™ai pas besoin de prouver à mon président ou à d™autres que je suis un grand gardien. » Certains prétendent que le joueur s™est attaché les services d™un préparateur mental et physique pour repartir de zéro. Il affirme que non. « Je n™ai pris personne, s™indigne-t-il, étonné que cette rumeur circule sur son compte. Pendant les vacances, j™ai pris plaisir à partager des moments en famille. J™avais besoin de décompresser. C™est tout. »

Landreau, qui a perdu un peu de poids et pris du muscle, préfère expliquer son bon début de championnat par le travail effectué pendant la préparation et¦ sa fin de saison. « Beaucoup ne se souviennent que de mes bourdes, regrette-t-il. Mais mes deux derniers mois ont été solides. Je me suis appuyé là-dessus pour aller de l™avant. »

Peu surpris par sa non-convocation chez les Bleus pour affronter l™Autriche et la Serbie, il se consacre plus que jamais à son club. « Je reste à la disposition de l™équipe de France, bien sûr. Mais je suis lucide, sourit-il, un peu las. De toute façon, le PSG est primordial. J™aime mon métier. Tant que cela durera, je me battrai pour être au top et le plus régulier possible. »
Le Parisien