On aurait pu craindre le pire, le croire au fond du trou. Incapable de revenir à la surface. Il faut dire que ces derniers mois, Mickaël Landreau en a encaissé, des coups. Venant de toutes parts. Des médias et du public, extrêmement critiques et blessants, après ses bourdes à répétition face à Toulouse, Marseille, Monaco ou encore Auxerre en Coupe de la Ligue. Du sélectionneur de l™équipe de France, auteur d™un énorme camouflet en décidant de le laisser à la maison lors de l™Euro 2008 "vu l'euro que la France a fait".  De son nouveau président au PSG.

Rappelons tout de même qu™à son arrivée, Charles Villeneuve n™a pas hésité à clamer haut et fort que Paris «avait besoin d™un grand gardien». Landreau n™a jamais répondu, se retranchant derrière un sourire de façade presque fataliste et un brin irritant, faisant preuve d™un détachement incompris. Mais il n™a jamais fuit pour autant ses responsabilité  "preuve que c'est quelqu'un de censé". «Certaines critiques étaient justifiées, d™autres non, expliquait-il fin août dans les colonnes du Parisien. Je ne suis pas plus blindé ni plus fort qu™un autre. J™ai vécu cette période comme une injustice. Mais je sais aussi, avec mon poste, que je suis plus exposé que d™autres. C™est une perpétuelle remise en question. D™une saison sur l™autre, tout est remis en question. D™un match à l™autre même. Un jour, tu es le meilleur, et une semaine après, tu es une m¦ C™est ça, être gardien au PSG.»

Un Landreau nouveau physiquement
Mais là où d™autres auraient plongé inexorablement, Landreau, lui, a remis le bleu de chauffe durant l™inter-saison. Après avoir profité de ses vacances en famille prolongées pour décompresser, pour oublier toutes ces galères, l™ancien portier du FC Nantes a fait le vide et effectué une grosse préparation foncière. Aujourd™hui, sa silhouette s™est amincie. Landreau a perdu du poids et a gagné en explosivité avec d'avantage de muscle. Et depuis le début de la saison, cela se ressent. Si le PSG n™a encaissé que trois petits buts en Ligue 1 (dont 1 sur penalty), il le doit en grande partie à son gardien.

Rassurant dans ses sorties, aérien dans ses prises de balle, efficace dans ses interventions, Landreau a retrouvé une sérénité et un niveau proche de ce que les supporters parisiens sont en droit d™attendre. «Il a connu des moments difficiles mais il a réussi à rebondir, reconnaît Jérémy Clément. Au fond de lui, il a morflé mais son comportement est toujours resté le même au sein du groupe, quelles que soient ses performances.»

Le départ d™Alonzo comme libération
Le départ de Jérôme Alonzo n™est peut-être pas non plus étranger à cette résurrection. On le sait, les deux hommes sont loin d™être les meilleurs amis du monde. Il se murmure même qu™une certaine tension existait entre les deux concurrents au poste de numéro 1. La saison dernière, Paul Le Guen n™avait pas de problème Landreau mais plutôt un problème de gardiens, quoi qu™en dise le nouveau rempart des Canaris. Alonzo parti, l™international français n™a plus cette pression pesante qui lui collait aux épaules. Sans manquer de respect à Edel Apoula, le portier arménien n™a rien d™un remplaçant capable de bousculer la hiérarchie. Ce qui a permis à Landreau de refaire surface sans la crainte d™un possible putsch. A tel point que Charles Villeneuve lui-même a totalement changé de discours à son égard : «Avec une nouvelle prestation de qualité, Landreau caresse l'espoir de retrouver l'équipe de France», révélait l™ancien présentateur du Droit de Savoir après la victoire des Parisiens à Kayserispor en Coupe UEFA. C™est ça être gardien du PSG¦

                                                                                          " ptit jeff "