Après avoir arrêté un penalty face à Sochaux, Mickaël Landreau n?a rien pu sur la seconde tentative doubiste. Le portier parisien conteste les décisions de M.Chapron, estimant que le PSG a été volé.

Mickaël Landreau, avec le recul, comme analysez-vous cette défaite à Sochaux ?On est tous frustrés. On a fait deux mi-temps, une où on n'a pas joué les duels et où il était logique qu'on rentre à la pause avec une infériorité au score. Puis une deuxième plus conquérante, où on a récupéré plus de ballons et on a plus joué. Après être revenus à 2-2, on n'était pas si loin d'empocher les 3 points de la victoire jusqu'à ce penalty. Personne ne comprend. Autant contre Lorient (défaite 3-2), on a donné le bâton pour se faire battre. Autant hier soir, je pense qu'on s'est plus fait voler qu'autre chose.

Vous n'avez toujours pas encaissé ces deux penalties sifflés contre vous ?
Je n'ai pas envie qu'on nous considère comme des pleureuses mais il y a des choses difficiles à digérer. On a parlé de cette réforme consistant à nettoyer la surface de réparation. Mais à l'arrivée, on est la seule équipe qui est sanctionnée. On perd le Trophée des Champions face à Lyon sur ça. Et on se fait siffler deux penalties à Sochaux. L'arbitre était focalisé sur Mario Yepes. Il avait ça en tête. Je comprends mieux pourquoi Paris a plus de difficultés à gagner à l'extérieur. Je ne veux pas polémiquer. Arbitrer est un métier très difficile mais ce qui est essentiel, c'est que tous les arbitres oeuvrent dans le même sens. Qu'il n'y ait pas de différence d'appréciation d'un week-end à l'autre.

Quatre points pris en quatre journées pour le PSG... Comment expliquez-vous ce mauvais début de saison ?
Cela tient à peu de choses. Si on avait perdu face à Lille, on aurait dit qu'il y avait le feu à Paris alors que si l'on avait gagné hier à Sochaux, on nous aurait dit : « Alors, est-ce que vous pensez pouvoir rivaliser avec Lyon ? ». L'essentiel est de rester soudés quoi qu'il arrive. On a besoin de temps même si on ne nous en donne pas. On va continuer à travailler pour tendre vers l'équilibre. Et moi, je ne lâcherai rien.



Propos recueillis par l?AFP

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