Jouons un peu. Imaginez-vous responsable du recrutement d™un grand club français. Votre mission : renforcer l™effectif pour la prochaine saison sans savoir combien d™argent vous avez en poche, sans connaître le nom du futur entraîneur et sans avoir de président qui vous aiguille. Impossible ? Sans doute¦ Cette situation ubuesque est pourtant celle du PSG.
 
Depuis le départ de la présidence de Charles Villeneuve, la cellule recrutement composée d™Alain Roche et d™Eric Pécout galère. La grande inconnue vient du classement final en championnat. En cas de qualification pour la phase de poule de la Ligue des champions, le club pourra compter sur une manne de 15 M¬. Cette enveloppe ne sera pas intégralement consacrée au recrutement. Il faudra prendre en compte les augmentations de salaires, les primes et, surtout, la stratégie de l™actionnaire qui peut décider d™affecter une partie de cette somme à un autre usage.
 
L™autre interrogation concerne Paul Le Guen, toujours mystérieux sur son avenir. Cela complique la donne car les joueurs aiment savoir avec qui ils vont travailler. A Marseille, l™avenir d™Eric Gerets est également incertain, mais contrairement à leurs homologues parisiens, les membres de la cellule recrutement peuvent s™appuyer sur les directives du président et du directeur sportif¦ A Paris, Alain Roche informe Philippe Boindrieux, le directeur général, de ses déplacements sans lui rendre compte du résultat de ses recherches. Les échanges avec Paul Le Guen restent également très limités car les relations entre les deux hommes sont toujours aussi froides. Drôle d™ambiance, décidément¦

Cellule en stand-by

En attendant de connaître la décision de l™entraîneur, Roche et Pécout poursuivent leurs recherches. Ils ont compilé une soixantaine de dossiers, soit trois ou quatre joueurs par poste au minimum. Le tout est réparti en deux catégories : l™une en cas de qualification pour la Ligue des champions, l™autre sans cette compétition à jouer. Au mois de juin, quand tout se décantera, il faudra réagir rapidement pour lancer les négociations. Quel que soit l™entraîneur, le dernier mot reviendra alors aux financiers, à savoir Sébastien Bazin et Philippe Boindrieux. En attendant, la cellule recrutement est en stand-by. « Pour le moment, on ne va pas perdre du temps à discuter avec le PSG car on sait qu™ils n™ont pas de moyens et on ne connaît pas le futur staff, explique un agent de joueurs. Cette situation n™est pas encore préjudiciable pour le club mais si rien ne bouge avant fin avril, ça va devenir un problème. » 
Le Parisien