Jérôme Leroy : « On nest pas à labri »
Jérôme Leroy est passé par de nombreux clubs dont le Paris SG où il est resté 11 saisons. Pas nostalgique, Le milieu rennais préfère se concentrer sur son club que sur la situation de son ancienne formation. Pour lui comme pour le reste de l'équipe, les trois points de samedi sont indispensables.
Jérôme, la route de Lorient va accueillir samedi une belle affiche du championnat ¦ Depuis le match de Lorient, tous les matches sont importants. On avait dit que si l'on gagnait contre Lorient, on ferait un pas vers lavant mais on saperçoit quen fait, on na pas bougé. A Sochaux, on na pas perdu, on avance toujours pas. Le match contre Paris sera aussi important que les matches précédents.
Pensez-vous avoir le statut de favori pour cette rencontre ? Quand on est dans le bas du tableau, il ny a aucun favori. Parce que si l'on est en bas, cest qu'on le mérite. En général, les matches se jouent à des détails.
As-tu senti des changements dans le groupe breton depuis quelques semaines ? On ne perd plus. Et dès linstant que lon ne perd plus, on engrange un peu de confiance. Maintenant, il faut confirmer le point pris à Sochaux. On nest pas à labri. Il suffit de faire un mauvais résultat face à Paris et on retombe dans cette pression négative.
Votre retour coïncide t-il avec les bons résultats actuels des Rennais ? Je pense que cest surtout un collectif quon a retrouvé. Quand on a eu la mauvaise passe de fin de saison, jétais dans cette équipe. Ce nest pas mon retour qui a amené ces bons résultats. Cest une prise de conscience de tout le monde.
As-tu ressenti un malaise pendant ta convalescence ? Quand on flirte avec la Ligue 2, on est moins serein que quand on joue lEurope. On tente moins de choses et on essaye de jouer la sécurité. On essaye de faire le moins de fautes possibles et cest vrai que lon joue moins libéré. Donc on se contente de peu.
En début de saison, tu ne timaginais sans doute pas jouer le maintien¦ Oui mais cest un championnat bizarre. Il y a peu de temps, il y a des équipes qui étaient quatrièmes. Maintenant, elles ne sont pas à labri de la Ligue 2. Cest un championnat qui vacille beaucoup car ça peut aller très vite en haut comme en bas.
Es-tu plus confiant pour la fin de saison ? Je ne suis pas inquiet. Contre Lorient, on a vu que lorsque lon mène au score, on pouvait produire des phases de jeu intéressantes. Quand une équipe doute, elle a tendance à reculer, à se recroqueviller et ne plus jouer. Sur ce match de Lorient, ça a été le contraire. Le plus important pour nous, cest de vite ouvrir le score pour emmagasiner de la confiance et faire peur à Paris. Si on narrive pas à trouver louverture contre Paris, le match risque dêtre très fermé. Il faut se faire violence. On fait beaucoup defforts en ce moment mais on est récompensé. En début de saison, on gagnait facilement sans être éprouvés. On sest peut être endormi. Maintenant, on sait ce que c'est de souffrir.
Est-ce particulier pour toi de jouer contre ton ancien club ? Cest un plaisir de jouer contre des grands clubs. Toutes les équipes ont envie de jouer ce genre de match. Il ny a pas besoin de motivation, cela vient naturellement.
Es-tu surpris de voir le PSG naviguer dans le bas du classement depuis plusieurs saisons ? Cest les aléas des grands clubs. Il y a beaucoup de pression. Dès quon démarre mal, on na pas le temps de travailler. Il faut des résultats. Là, cela fait deux ans mais peut être quils vont se maintenir cette saison et devenir champions lannée prochaine. Dune année à lautre, il ny a pas de règles.
La pression est-elle plus grande chez les Parisiens ou chez les Rennais ? Chez les deux car nous on a besoin des trois points. Et pour les Parisiens, un point leur suffit pour arrêter lhémorragie. Il faudra être très vigilant. Aucune équipe nest à labri. Les deux clubs ont un objectif commun, celui de se maintenir en Ligue 1. |