Ce quart de finale est l™occasion pour des parisiens habitués du banc de se rapprocher d™une place de titulaire.
Le tenant du titre ne veut pas le lâcher. Paul Le Guen l™a répété hier matin : « On est à deux matches de la finale de la Coupe de la Ligue et on va essayer de conserver notre trophée. » Mais, face à Lens, l™entraîneur parisien devrait procéder à des changements dans sa composition. Depuis la réception de Lille (1-0), le 9 novembre, une équipe type s™est dégagée en Championnat et ceux qui n™ont pas eu la chance d™y figurer n™ont plus que les matches de Coupe en milieu de semaine pour s™illustrer. Jusqu™ici, ces rencontres survenaient après une victoire ou une sortie honorable en L1. Cette fois, la conjoncture est différente. Ce quart de finale se présente trois jours après une déroute à Bordeaux (0-4). « On a parlé assez logiquement d™équipe type, poursuit Le Guen. C™est ce qui se dégage sur une période, mais les choses ne sont pas figées sur toute la saison. Il faut que la concurrence existe et c™est mon rôle de la faire vivre. » Un discours qu™il tient aussi en interne avec une force de persuasion limitée en ce qui concerne les habitués du banc. Ils sentent que quelques titulaires sont intouchables. Malgré tout, une grosse prestation ce soir pourrait dégager l™horizon de certains d™entre eux.

Peguy Luyindula

Lui pourrait se dire qu™il peut encore marquer ou faire marquer, ça ne changerait rien à son statut. Et les statistiques ne lui donneraient pas tort. ì chaque fois que Le Guen l™a aligné, Luyindula a assuré. Puis il est retourné sur le banc en championnat. Cette saison, il a pourtant marqué huit buts et arraché la qualification du PSG en Coupe de l™UEFA. Buteur mais aussi passeur, l™ancien lyonnais, qui devrait être titularisé ce soir, est installé sur la troisième marche dans la hiérarchie des attaquants. Les dernières prestations de Giuly, peu brillantes, permettent de penser qu™il peut le supplanter. ì moins que le statut de l™ex-barcelonais soit un obstacle insurmontable quelles que soient ses performances.

Grégory Bourillon

Lui préférerait évoluer en défense centrale, un poste où il a parfois donné satisfaction cette saison, mais c™est au milieu de terrain que Le Guen aime le faire jouer. Les deux derniers matches de Bourillon, contre City et Twente (4-0), ont prouvé que son implication était intacte. Ses perspectives demeurent pourtant faibles. Avec un rendement identique ce soir, il peut tout de même montrer à son entraîneur qu™il mérite un temps de jeu plus important en L1.

Mamadou Sakho

Avant son opération d™une pubalgie, le jeune défenseur central était un titulaire indiscutable aux yeux de son entraîneur. Depuis, Traoré a gagné des galons et lui le banc de touche. Les rares fois où Le Guen a fait appel à ses services, il n™a pas non plus vraiment convaincu, à part à Manchester City (0-0), au poste de latéral gauche. Ce soir, il a l™occasion de démontrer qu™il est à la hauteur de sa flatteuse réputation, pas justifiée jusque-là. Contre Valenciennes (2-2) et à Bordeaux (0-4), Camara et Traoré sont passés à côté. Une place est peut-être à prendre.

Clément Chantôme

Il n™a pas su saisir sa chance lorsque Le Guen l™a aligné contre Bordeaux (1-0), à la place de Clément, dès la 2e journée. Décevant dans le jeu, il a vite retrouvé des habits de remplaçant avant d™être victime de pépins de santé. Depuis, le jeune parisien peine à recouvrer son meilleur niveau et son entraîneur hésite à lui témoigner sa confiance. Polyvalent, Chantôme a pourtant des qualités indéniables, déjà entrevues par le passé. Avec un peu plus d™enthousiasme, il pourrait être la « recrue » du PSG, en janvier.