Depuis quelques temps, lorsque vous évoquez le Paris Saint-Germain, un nom est sur toutes les lèvres : celui de Guillaume Hoarau bien évidemment. La longiligne recrue estivale du PSG est l™une des grosses satisfactions du début de saison de la formation francilienne et son doublé dimanche dernier face à l™Olympique de Marseille n™a fait qu™augmenter sa cote d™amour auprès des supporters parisiens. Mais Hoarau n™est pas le seul à briller . Il y a celui que l™on attendait, Stéphane Sessègnon. Il y a également celui que l™on n™attendait pas vraiment, Mamadou Sakho. Et puis il y a celui que l'on attendait plus depuis sa signature au mercato d'hiver en janvier 2007 : Peguy Luyindula.

La rampe de relance semble bonne. Paris, la capitale, le club en difficulté... mais avec à sa tête un coach que Peguy a déjà « pratiqué ». Le contexte est plutôt favorable pour Luyindula qui accepte de nombreux sacrifices financiers pour relever le challenge parisien. Mais une fois de plus, c™est un chemin de croix qui semble attendre l™ancien lyonnais. En un an et demi, au cours des 49 matches disputés (UEFA et Ligue 1 confondues) il ne marque que huit buts. Le choix de Luyindula est une mauvaise blague pour certains supporters. Ces derniers lui reprochent un manque de réalisme criant devant le but, un manque également d™engagement dans le combat physique et une certaine résignation.

Le joueur encaisse, sans broncher. Il faut dire qu™il en a vu d™autres. Moins impatient qu™il y a quatre ans, l™attaquant francilien, du haut de ses 29 ans, prend son mal en patience. Peu prolifique certes, mais décisif. Notamment lors de sa première saison, assurant avec ses trois buts, quelques points précieux pour le maintien du PSG en Ligue 1. La saison dernière également, il avait permis aux parisiens, à Auxerre et à Saint-Etienne notamment, d™aller chercher des victoires précieuses à l™extérieur.

Un état d'esprit exemplaire

Alors lorsque le PSG accueille Kezman dans ses rangs et que Fabrice Pancrate retrouve grâce auprès de Le Guen, Luyindula conserve la même attitude. Quatrième attaquant dans l™esprit de son entraîneur, Luyindula a su prendre sa chance. Que ce soit en Coupe de la Ligue face à Monaco¦ ou en UEFA devant Kayserispor, Luyindula a su marquer des points... et quelques buts (1 en 6 matches de L1, 1 en trois matches de C3). Son entente avec l™ancien Havrais Guillaume Hoarau a vite fait des étincelles. A tel point que face à l™OM, Luyindula a évolué à un poste inhabituel d™ailier gauche. Avec le résultat que l™on sait¦

S™il est encore trop tôt pour parler d™un retour fracassant de ce joueur à son meilleur niveau, voire même de fantasmer sur un nouvel avenir en équipe de France, il apparaît comme évident qu™après de longues années de disette sportive, Peguy Luyindula est sur la bonne voie. Tonique et rapide, physiquement présent et techniquement précis (comme en témoigne sa petite balle piquée devant Mandanda dimanche), l™ancien strasbourgeois est peut-être en train de justifier le coût de son transfert (4 millions d™euros)¦ Et Le Guen a peut-être retrouvé, un an et demi après son arrivée aux manettes parisiennes, le joueur virevoltant qu™il avait connu du côté de Lyon. C™est le PSG qui peut s™en frotter les mains.