ET QUATRE qui font treize... En encaissant quatre buts dimanche soir au stade Gerland, le PSG a porté à treize le nombre de fois où Mickaël Landreau est allé chercher le ballon dans ses filets au cours des six dernières journées. Sur cette période, seul Monaco a fait pire (seize buts encaissés).

Ce total place Paris à l'avant-dernier rang des défenses françaises sur les six derniers matchs. Et dire qu'au soir de la 24e journée, le 9 février, le PSG pointait à la troisième place des défenses de L 1 avec seulement vingt et un buts concédés. Mais les défaites contre Marseille (2-1), Bordeaux (3-0), Rennes (2-0) et Lyon (4-2) ont terni ce qui constituait l'une des rares satisfactions cette saison. Désormais, le club de la capitale occupe la douzième place du classement des défenses.

Les raisons d'un écroulement. Elles sont multiples. Premier visé, Mickaël Landreau ne peut être tenu pour seul responsable. Néanmoins, sa fébrilité actuelle a pesé lourd et l'absence d'arrêts décisifs ne permet plus à Paris de garder la tête hors de l'eau. Par ailleurs, les erreurs individuelles s'enchaînent. Une mauvaise communication de Ceará vers Camara a ainsi entraîné le second but lyonnais de Fred. La pression du résultat rend chaque faute lourde de conséquences. Le PSG, obligé de prendre des risques, s'expose aussi davantage.

Et maintenant le souci Yepes. Dimanche soir, à la quarantième minute de jeu, Mario Yepes a senti sur un saut que son mollet droit l'avait trahi. Le défenseur colombien a passé hier une échographie plutôt rassurante : son élongation ne devrait pas entraîner une longue indisponibilité. En revanche, il faudra attendre l'IRM programmée demain pour savoir s'il lui reste une chance de participer samedi à la finale de la Coupe de la Ligue ou au match contre Strasbourg, le 2 avril au Parc des Princes. La douleur ressentie hier encore par le joueur ne présage toutefois rien de bon. Pour le remplacer, Sakho et Bourillon sont candidats. L'absence de Yepes pour les prochaines échéances serait forcément un handicap. Le PSG doit en effet absolument retrouver une solidité défensive sous peine de voir sa différence de buts (- 7) devenir un réel handicap alors qu'elle constituait un solide atout il y a seulement un mois.

Le Parisien