Au terme de ce match médiocre, aucune des deux équipes ne méritait de gagner. La plus réaliste a pris trois points, c™est une nouvelle leçon pour Rothen et ses coéquipiers.

« Le doute ne doit pas s™installer »

Ce matin, le PSG a repris place dans la deuxième moitié du classement (11e). Et le spectre d™une nouvelle saison difficile ressurgit. « áa rappelle de mauvais souvenirs, reconnait Paul Le Guen. Il faut éviter de trop y penser, même si c™est inévitable. En tout cas, le doute ne doit pas s™installer ». L™entraîneur parisien devra trouver les mots justes pour que son effectif ne sombre pas. Déjà, les espoirs de début de saison se sont envolés. Et il n™y a qu™un pas pour voir le groupe s™enfoncer dans la morosité ambiante. En championnat, Paris reste sur deux défaite d™affilée et le déplacement à Nancy, dimanche prochain, devient déjà « très important », dixit Le Guen. Son équipe est encore fragile, c™est le moins que l™on puisse dire. Sa solidité défensive, que le but d™Akrour ne peut remettre en cause, peut tout juste lui permettre de viser la première moitié du classement, l™objectif initial.
 
Surtout, sa faiblesse offensive devient très préoccupante. Avec quatre misérables buts inscrits en sept matchs, Paris ne peut prétendre jouer les premiers rôles en L1. Et il va falloir attendre un certain temps pour espérer mieux. Le PSG a repris place dans le ventre mou. Pour le moment, il ne vaut pas mieux.

« Depuis le début de la saison, j™ai toujours dit que je n™étais pas un doux rêveur, rappelle Le Guen. Vu les scores serrés de nos précédentes rencontres, on sait que notre marge est étroite. Quand on n™arrive pas à débloquer la situation, on se crispe et on devient impatients. Cette fois, on a manqué de dynamisme dans la zone de finition. On a un profil offensif mais ça ne suffit pas, il nous manque une réelle capacité à enchaîner les mouvements. »
Le rendement des attaquants est très inquiétant. Hoarau et Kezman ne se trouvent pas, Giuly, à force d™être préservé, manque cruellement de rythme. Paul Le Guen doit trouver des solutions pour aider son équipe à rebondir. Mais sa marge de manoeuvre est restreinte. Dans l™histoire du PSG, l™automne a toujours été une saison difficile à passer. Ce n™est pas cette année que ça va changer.
Le Parisien