Les Parisiens assurent que le scénario du match contre Santander (2-2) ne brisera pas leur élan en Championnat.

Pendant un instant, le spectre de la saison dernière a plané sur le Parc des Princes, jeudi dernier. Des passes pas assez appuyées, des lignes trop écartées, un engagement hésitant, les images d™un passé pas si lointain ont refait surface l™espace d™une bonne vingtaine de minutes contre Santander. L™égalisation espagnole d™une frappe lointaine, en pleine lucarne, venait alors confirmer des impressions désagréables. Mais non, assuraient les parisiens à la fin de la rencontre et lors des jours suivants. Non, la dynamique instaurée depuis la victoire sur Lille (1-0) n™est pas ralentie. Et oui, le PSG aborde ce déplacement en Bretagne le moral intact, les ambitions conservées.

ì écouter Paul Le Guen, plusieurs raisons justifient cette confiance non entamée. D™abord parce qu™en Coupe de l™UEFA, jeudi, il avait composé une formation pas tout à fait « B » mais pas vraiment « A ». Ce soir, à Rennes, c™est ce qu™il considère comme « la meilleure équipe possible » qui sera alignée, celle qui avait battu Lille (1-0), Le Havre (3-1) et Lyon (1-0). Ensuite, l™analyse de la rencontre européenne n™inspire pas une inquiétude démesurée à l™entraîneur parisien. Il a vu des « erreurs individuelles », a décelé un « manque de réussite », mais pas un naufrage collectif. Enfin, les deux jours délibérément « axés sur la récupération » ont permis à l™ensemble du groupe de se requinquer avant ce qui ressemble à un virage dans ce Championnat.

Vendredi matin, au lendemain du nul abandonné à Santander, Sylvain Armand confiait ainsi que les joueurs s™étaient parlé pendant le décrassage et avouait : « On s™est dit que le scénario de ce match ne devait pas empiéter sur nos bonsrésultats. Moi, je ne pense pas qu™il y aura de conséquences. C™est vrai qu™on avait le match en main et qu™il nous a échappé. Mais on a la capacité mentale pour se remettre. » Hier, son entraîneur pointait sur la même longueur d™onde. « On ne doit rien oublier, ni le match contre Santander ni ceux qui ont eu lieu avant. On peut s™appuyer sur des éléments de confiance depuis quelques semaines, mais j™ai aussi conscience que je dispose d™un groupe qu™il faut maintenir en alerte. »

Le Guen n™a pas procédé à une mise en place lors de la dernière séance à huis clos, au Parc des Princes, privilégiant plutôt un toro et un travail de conservation du ballon. Mais il apparaît très probable qu™il alignera ce soir les six joueurs cadres n™ayant pas commencé le match de Coupe d™Europe (Camara, Makelele, Clément, Giuly, Sessegnon et Hoarau) et reformera son équipe type du moment. Celle qui a récemment dominé Lyon. La même qui soulève de grands espoirs dans la capitale. « On est ambitieux, c™est vrai, convenait Le Guen, hier. Mais on est aussi raisonnables. On a progressé, on a une meilleure assise, mais il n™empêche, on n™a pas une grande marge non plus. Je crois qu™on peut encore gagner dans la force mentale. Contre Rennes, ce serait d™ailleurs très utile. »