C™est un fait indéniable : comparé à ses trois adversaires directs (Marseille, Bordeaux et Lyon), Paris est le club le plus épargné cette saison par les blessures graves. Seuls Armand et surtout Sakho, parmi les titulaires indiscutables, ont eu à regretter quelques coups durs.

Le défenseur central de 19 ans n™a débuté que 14 matchs de L1. Une pubalgie, opérée en septembre, puis des problèmes à la cheville courant mars l™ont éloigné des terrains. Sylvain Armand, quant à lui, a tenu bon jusqu™au 22 mars. A Toulouse, le vice-capitaine du PSG a été victime d™une entorse au genou, ce qui l™oblige à s™absenter quatre semaines.

Certes, Grégory Bourillon (lombosciatique) ou encore Loris Arnaud (rupture des ligaments croisés) ont passé plus de temps à l™infirmerie que sur une pelouse, mais leur indisponibilité a peu handicapé le groupe, parce qu™ils entrent peu dans les plans de Le Guen. Les trois quarts de la saison se sont donc révélés sans anicroches. Et c™est aussi le cas cette semaine. Seuls Traoré et Chantôme, qui ont un statut de remplaçant, sont encore trop courts pour la réception de Rennes dimanche.

« On a eu de la chance »

Difficile d™en dire autant pour leurs adversaires qui ont eu à déplorer au moins sept blessés graves cette saison. Et pas n™importe quel joueur, à l™image de Wendel, Ramé, Cavenaghi, Henrique, Jussiê côté Girondins, de Clerc, Reveillère, Mensah, Bodmer, Govou, Delgado, Pjanic à Lyon, et de Valbuena, Taïwo, Niang, Ziani, Cana, Rodriguez, Bonnart pour Marseille. « On a évidemment eu de la chance, concède le médecin du PSG, Eric Rolland. Mais pas seulement. La bonne gestion du groupe, notamment le fait de faire tourner l™effectif lors des matchs de coupe a permis de limiter les dégâts. La préparation physique, ainsi que les phases de récupération, ont aussi été bien gérées. »

Paris a retenu les leçons du passé. En début de saison, le club a commis l™erreur de lancer trop tôt Makelele et Giuly sans que ces derniers soient prêts physiquement. Résultat : une absence de deux semaines pour le premier, de quatre semaines pour le second en octobre. Depuis, le PSG, conscient de son effectif limité, a pris plus de précautions.

Le Parisien