Paris a bien négocié sa première manche européenne en battant les allemands de Wolfsburg (2-0), en 16e de finale aller de la Coupe de l™UEFA, grâce à un doublé de Hoarau.
 
SðBASTIEN BAZIN ne fait pas les choses à moitié. Après deux semaines de recherche, il a trouvé un président, et pas n™importe lequel. Celui de la République ! Après une journée bien remplie, Nicolas Sarkozy est venu se changer les idées au Parc des Princes à la demande de ses fils Pierre et Louis, avec lesquels il a suivi le match dans une loge. Sa simple présence a conféré à ce PSG-Wolfsburg une dimension historique. C™est en effet la première fois qu™un chef de l™Etat en exercice assiste à une rencontre de Coupe d™Europe. Dans quelques mois, on se souviendra aussi que ce 16e de finale aller a connu un dénouement inespéré grâce à deux buts de la tête de Guillaume Hoarau inscrits dans les dix dernières minutes (80e, 85e).

En s™imposant 2-0, Paris fait donc un grand pas vers les 8es de finale. «Mais on n™est pas qualifiés, j™en suis convaincu, prévient Paul Le Guen. Je suis content d™avoir gagné mais je sais qu™il faudra être très costauds lors du match retour au regard de la valeur de l™équipe adverse. »

Felix Magath, l™entraîneur de Wolfsburg, abonde dans ce sens. « Ce résultat nous laisse une chance, affirme-t-il. On peut le renverser car on est beaucoup plus performants à domicile. On l™a déjà démontré en Coupe d™Europe et en championnat. On va mettre le PSG sous pression dès la première minute, on va jouer l™attaque à fond et camper dans leur camp. »

Et maintenant Grenoble

Jeudi prochain en Basse-Saxe, il faudra donc faire bloc et procéder par contres. Et ça, Paris sait plutôt bien le faire. Si le voyage en Allemagne se déroule sans accroc, le PSG devrait ensuite s™envoler vers le Portugal pour affronter Braga, facile vainqueur du Standard de Liège (3-0). Comme dirait Paul Le Guen, « chaque chose en son temps », car le scénario du match d™hier, au final très favorable, doit inciter à la prudence. Pendant quatre-vingts minutes sans panache, les deux équipes ont fait jeu égal. Finalement, sur deux coups de pied arrêtés, Hoarau fait basculer le match et permet au Parc d™exploser de joie. Le réunionnais aurait même pu inscrire deux buts de plus dans les minutes suivantes.

« Le score est flatteur vu le déroulement du match, reconnaît Paul Le Guen. On a été un peu chanceux, mais on peut aussi gagner 3 ou 4-0. On a su s™y prendre, on a bien défendu, on ne voulait pas prendre de but. Je suis content de l™attitude et du comportement de toute l™équipe. » Paris a maintenant trois jours pour bien préparer son déplacement à Grenoble où il tentera de défendre sa deuxième place. Tout lui sourit en ce moment. Et ce n™est pas Nicolas Sarkozy, venu féliciter les joueurs dans le vestiaire, qui dira le contraire : « Le PSG est deuxième du championnat, ses résultats sur la scène européenne sont bons, ce n™est que du bonheur, se félicite le président de la République. La journée se termine bien. »