Après un bon début de saison qui voit le PSG progresser match après match, la venue de Nantes ce soir au Parc nous offre la possibilité de poursuivre la bonne série en cours (2 victoire et un nul) et de se hisser sur le podium de la L1 en cas de victoire des rouges et bleus. 

Le Parisien d'aujourd'hui présente les enjeux de ce match et dresse le bilan des forces et faiblesses en présence, soulignant l'attitude de Paul Le Guen partagé entre optimisme et prudence à cause de l'absence de Claude Makélélé.

Il existe comme une hésitation au moment de prononcer le mot. Il faut s™affranchir des doutes générés par deux saisons désastreuses et se tourner vers les trois dernières sorties du PSG. Ce soir, en effet, Paris est « favori ». Six lettres pour un statut que le club de la capitale n™a plus l™habitude d™endosser. Mais peut-il en être autrement quand le neuvième du classement, qui, en cas de victoire, peut se hisser sur la troisième marche du podium, accueille le dernier de la classe ? Paris développe un réel équilibre quand Nantes, avec son effectif boursouflé, semble en recherche constante d™un système de jeu.

Le PSG a gagné en solidité défensive là où les Nantais présentent d™insignes faiblesses (9 buts encaissés). En résumé, les Canaris s™enfoncent au moment où les Parisiens décollent enfin.

Même Paul Le Guen, d™ordinaire mesuré, en convient : son équipe, victorieuse pour sa seule sortie au Parc des Princes face à Bordeaux (1-0), a de réelles chances de l™emporter et de se propulser dans les cinq premiers du classement.

Il y a ces considérations objectives saluées ce soir par un stade plein à craquer, et il y a les questions. Paris a les cartes en main mais il lui manque son principal atout. De quel poids va peser l™absence de Claude Makelele, suspendu pour cette rencontre ? « On l™a pris pour nous apporter certaines choses : son expérience, sa façon d™aborder les matchs. Ces choses-là vont nous manquer, confesse l™entraîneur parisien. C™est embêtant mais, dans une saison, ça arrive. Il y aura quelques matchs à gérer sans lui, ça va être plus compliqué mais pas infaisable. »
  
De toute façon, le capitaine en titre du PSG ne devrait pas être bien loin avant la rencontre. « On va faire la préparation du match sans lui mais j™aimerais bien qu™il vienne dans le vestiaire. Je pense qu™il va le faire très naturellement », anticipe Le Guen. Ce sera sûrement l™occasion pour Makelele de glisser quelques mots à l™oreille de Mateja Kezman, son ancien coéquipier à Chelsea.

« Ce n™est pas un changement de dispositif, c™est une évolution »

Selon toute vraisemblance, l™attaquant serbe sera aligné dès le coup d™envoi et pour la première fois depuis son arrivée, le 19 août. Quid de sa complémentarité avec Hoarau et du changement de dispositif en 4-4-2 ? « áa apporte des modifications mais les bases restent les mêmes, tempère le coach. A mes yeux, ce n™est pas tout à fait un changement de dispositif, c™est une évolution. »

On se souvient qu™à Monaco, lors de la première journée, Paris avait perdu (1-0) en alignant deux attaquants, Hoarau et Pancrate. Mais deux semaines plus tard à Sochaux, c™est en modifiant son schéma pour revenir à deux pointes, Hoarau et Kezman, que Paris était parvenu à égaliser (1-1). Il n™y a pas de vérité. Juste une certitude. Paris est bien favori et c™est une nouveauté.
CarlosB - Le Parisien