Avec l'accumulation des bons résultats, les propos évoluent au PSG. Après deux années catastrophiques, tout le monde se montrait très prudent avant la reprise du championnat. En juillet, Jérôme Rothen résumait ainsi l™état d™esprit général : « On joue le maintien depuis deux saisons, il est donc logique que les discours soient mesurés. Si on annonçait qu™on vise la Ligue des champions, on ferait rire beaucoup de monde. » Si Ludovic Giuly annonce qu™il est venu à Paris pour « jouer le haut du tableau », Paul Le Guen rappelle alors qu™« on ne passe pas comme ça d™une saison difficile aux toutes premières places. »

La première victoire au Parc, face à Bordeaux (1-0) le 16 août, rassure le groupe. « Vu notre recrutement, on doit finir dans les dix premiers », estime Ceará. Après quatre journées, Paris est 6e. « Une culture de la gagne s™installe », explique Fabrice Pancrate le 6 septembre. Malgré l™éclatante victoire à Marseille (4-2) le 26 octobre, Paul Le Guen reste mesuré : « On a une bonne marge sur les relégables. Je continue à regarder vers cette zone-là par habitude et par logique. »
 
Malgré deux défaites consécutives face à Toulouse et à Nice, Charles Villeneuve est le premier à évoquer le titre. « On n™est pas certains de finir champions de France, mais on ne sera pas loin », dit-il le 3 novembre. Deux jours plus tard, Sébastien Bazin calme le jeu, mais déclare que son club doit finir « dans les cinq premiers ». En 2009, l™éclatante victoire 4-1 à Nantes, le 7 février, permet d™évoquer ouvertement la première place. Samedi soir, après le succès face à Saint-Etienne (2-1), Zoumana Camara confirme : « Lyon et Bordeaux nous sont supérieurs, mais ça ne veut pas dire qu™ils finiront devant nous au classement. » « Notre discours évolue, nos ambitions aussi », conclut Paul Le Guen.