L™avenir immédiat du PSG est suspendu à la décision de Charles Villeneuve, le futur ex-président du club : démissionnera, démissionnera pas ? S™il rend son tablier prochainement, il permettra à Paris de tourner la page plus vite et d™accélérer sa succession. S™il ne le fait pas, comme c™est son droit, il faudra attendre l™assemblée générale du 3 février pour clarifier définitivement la suite des opérations au sommet du club.
En attendant, les prétendants, plus ou moins crédibles, se multiplient pour remplacer l™ancien animateur du « Droit de savoir ». Dès lundi matin, le patron de Colony Capital avait reçu plus d™une dizaine d™appels. Beaucoup de ses interlocuteurs s™étaient déjà manifestés le printemps dernier quand Bazin cherchait une suite à la parenthèse Moulin-Tahar. C™est le cas de Jean-Claude Plessis, toujours prêt à bondir dès qu™un fauteuil se libère. « Je suis libre de tout, j™aime ce club, je suis le meilleur compromis possible. Si on cherche quelqu™un qui a de l™expérience, qui sait gérer des actionnaires et qui n™a pas trop mal réussi, on peut m™appeler », lâche l™ancien président sochalien. Son téléphone ne devrait pas sonner, tout comme celui de Luis Fernandez, le nouvel entraîneur de Reims (L2) que l™on devine prêt à tout plaquer pour sauver le club de son c“ur.
 
David Ginola se voit lui aussi en chevalier servant, mais son inexpérience comme dirigeant lui offre peu de chances. Hier, dans les couloirs du Parc des Princes, on évoquait un plan de reprise de Michel Moulin, l™éphémère conseiller sportif du club en mai 2008. Peu crédible. Pour s™approcher du profil idéal, il faut comprendre la prochaine structure que les administrateurs souhaitent mettre en place. Au fil des jours, il apparaît clairement qu™ils poussent Sébastien Bazin à prendre le fauteuil de président du conseil d™administration non opérationnel. Il nommera en dessous de lui un véritable patron de l™exécutif du club qui sera directeur général ou président-délégué. Cet homme, si possible expérimenté, devra posséder de nombreuses compétences (relevant de l™administratif, du médiatique, du sportif).
 
La piste idéale conduit à Arsène Wenger, mais il ne faut pas rêver, ou encore à Gérard Houllier, que l™on voit mal démissionner de son poste de directeur technique national du football français. Pierre Dréossi, manageur du Stade rennais, correspond au profil mais assure que « la question ne (lui) a pas traversé l™esprit ». Philippe Boindrieux, actuel directeur général délégué, pourrait accepter de succéder à Villeneuve. Si les administrateurs apprécient sa personnalité et son travail, certains estiment qu™il lui manque encore une connaissance exhaustive du milieu du football. Parmi les administrateurs, le nom de Christophe Chenut, a été évoqué. Mais le directeur général du groupe Lacoste a envoyé un communiqué à ses salariés pour leur assurer que ce n™était qu™une rumeur infondée.
 
L™ancien patron des sports de Canal +, Karl Olive, une hypothèse soulevée par l™AFP, a également un profil intéressant mais les actionnaires ne le connaissent pas. Bazin, occupé actuellement par des dossiers moins médiatiques mais plus lourds que le PSG, se laisse encore toute la fin de semaine pour consulter et réfléchir. Comme souvent dans son mode de fonctionnement, il devrait mettre à profit son week-end pour se pencher sur l™actualité brûlante du club.
Le Parisien