Victime dune grave entorse au genou gauche contre Toulouse le 22 mars, Sylvain Armand a sérieusement compliqué la tâche de Paul Le Guen pour la fin de saison. Jusquà sa blessure, le latéral gauche navait manqué, pour cause de suspension, quun seul des 29 matchs de championnat du PSG. Même sil a repris le footing cette semaine, il ne rejouera pas, au mieux, avant deux semaines.
La solidité de Sakho. Costaud et présent dans les duels, il a déjà dépanné à ce poste la saison passée. Mais le soir de la défaite à Toulouse (4-1), Paul Le Guen a laissé entendre, devant cette hypothèse, quil avait plus besoin de Sakho dans laxe. Ce qui, en creux, souligne le peu de confiance quil accorde désormais à Sammy Traoré pour évoluer au coté de Camara. Dautre part, Sakho nest pas encore complètement remis de son entorse à la cheville droite survenue le 1er mars contre Nancy (4-1). Le club la déjà fait reprendre trop tôt contre lOM puis face à Braga, ce qui a occasionné une rechute. Il a toujours mal à la cheville et ne souhaite pas jouer dimanche. Le bon sens conviendrait de le dispenser de ce match.
La jeunesse de Makonda. La dernière trouvaille de Le Guen est, certes, un milieu offensif gauche de formation. Mais depuis deux ans, Tripy Makonda évolue comme défenseur latéral gauche avec la CFA. « Il est explosif et assez dur dans les duels, souligne Bertrand Reuzeau, lentraîneur de la réserve. Mais il doit encore améliorer son positionnement. » Cela sest dailleurs vu lors de ses trois apparitions en équipe première, où il a connu quelques moments de flottement dans son placement. « Cest un élément davenir qui sera un bon joueur de L1 », promet Le Guen. Makonda vient aussi de passer toute la semaine en Ukraine avec léquipe de France des moins de 19 ans pour y disputer deux matchs amicaux.
Entre un joueur solide mais qui doute de son état physique et un autre inexpérimenté et fatigué par un long voyage, le choix de Paul Le Guen consistera donc à choisir¦ la moins mauvaise solution de remplacement. Surtout que la défense commence à devenir le maillon faible : après navoir encaissé que 17 buts lors des matchs aller, le PSG en a déjà pris 15 lors des dix premiers matchs de la phase retour.
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