Auteur du but égalisateur face à Sochaux, le milieu offensif est déjà décisif.

Malgré les 8 millions d™euros qu™auront dû débourser les dirigeants parisiens pour le débaucher du Mans à l™intersaison, Stéphane Sessegnon n™était pas la recrue la plus glamour du dernier mercato parisien. Relégué dans l™ombre des internationaux Ludovic Giuly et Claude Makelele, le Béninois ne jouissait pas de la même cote d™amour que ses deux illustres compagnons du milieu de terrain. Il pourrait pourtant bien se révéler comme la vraie bonne pioche de l™été.

 

Des qualités de perforateur

Très convaincant lors des matches de préparation du club de la capitale, il a rapidement donné à admirer ses talents de dribbleur et de perforateur, apportant à l™entrejeu la percussion qui lui manquait jusqu™alors. Il avait également montré sa qualité de frappe sur coup franc notamment. Une palette qui ressemble étrangement à celle d™un ancien pensionnaire du Parc des Princes : Jay Jay Okocha. Numéro 10 sur le dos, l™ancien Manceau possède en effet la vitesse la technique et la capacité de provoquer qui avait permis au Nigérian de devenir l™une des idoles du stade de la porte d™Auteuil. Sa réalisation réussie samedi soir face à Sochaux ne devrait pas nuire à cette flatteuse comparaison. Auteur d™une frappe surpuissante des 20 mètres qui est venu se loger dans la lucarne droite d™un Teddy Richert impuissant, l™athlétique créateur a prouvé que sa puissance de feu n™avait rien à envier à celle du capitaine des Super Eagles.

Les deux caviars offerts à Ludovic Giuly face à Bordeaux prouvent également sa vision du jeu hors du commun. De quoi redonner de la voix et des couleurs à un Parc des Princes en manque de chouchou ces dernières saisons et qui pourrait bien trouver en ce joueur spectaculaire une nouvelle coqueluche. Le plus dur toutefois reste à faire, pour ne pas se voir attribuer l™image de dilettante dont fut affublé Jay Jay Okocha.

Il aura la possibilité dès samedi prochain de faire de nouveau montre de tout son talent face à Caen, une équipe qui avait bien failli précipiter le PSG dans les abîmes de la Ligue 2 en fin de saison passée en lui infligeant un sévère 3-0. L™occasion de prouver quatre mois plus tard que le club parisien a bien changé et qu™il peut désormais compter sur des joyaux capables de lui faire retrouver les sommets.

Carpe diem