Malgré ses deux saisons désastreuses, le PSG attire toujours les convoitises. La banque Lazard, chargée par Colony capital (actionnaire majoritaire) de trouver un successeur à Morgan Stanley, a reçu une offre de rachat, la seule proposition concrète à ce jour. Selon nos informations, une holding dinvestissements suisse, a proposé 65 millions deuros pour détenir 100 % du PSG ! Voici notre enquête sur les coulisses dune tentative de changement de propriétaire au PSG.
Colony Capital nest pas vendeur
« Nous ne sommes pas vendeurs de notre participation », indique-t-on
chez Colony Capital. Cette offre du Crédit des Alpes ne peut satisfaire
Sébastien Bazin, le directeur Europe de Colony Capital. Lactionnaire
majoritaire du PSG ne souhaite pas vendre la totalité du club, encore
moins ces derniers temps alors que les résultats sont en net regain. Il
cherche « juste » un partenaire pour remplacer Morgan Stanley et
bénéficier de cash afin daider le club à se développer, tout en
demeurant bien sûr majoritaire.
Mais depuis près dun an, les 33,3 % de Morgan trouvent difficilement preneur. Ils sont vendus selon un montage complexe qui obligerait un candidat potentiel à acquérir 40 % des parts au prix de 50 M¬. Les investisseurs suisses savent ainsi que leur proposition de 65 M¬ pour tout le PSG na quasiment aucune chance dêtre acceptée. Mais ils espèrent que ce premier pas leur permettra de se positionner pour trouver, à terme, un terrain dentente.
Mais depuis près dun an, les 33,3 % de Morgan trouvent difficilement preneur. Ils sont vendus selon un montage complexe qui obligerait un candidat potentiel à acquérir 40 % des parts au prix de 50 M¬. Les investisseurs suisses savent ainsi que leur proposition de 65 M¬ pour tout le PSG na quasiment aucune chance dêtre acceptée. Mais ils espèrent que ce premier pas leur permettra de se positionner pour trouver, à terme, un terrain dentente.
Le dossier est-il clos ?
Il nest pas définitivement bouclé. Si la vente totale nest pas
dactualité, une proposition avoisinant les 125 M ¬ , la valeur
actuelle du PSG, pourrait faire réfléchir Sébastien Bazin. Réfléchir seulement. Et à
condition que son successeur remplisse certaines garanties (fonds «
traçables » et pérennes). Une autre solution, satisfaisante pour toutes
les parties, pourrait être envisagée. Il sagirait de convaincre le
futur acquéreur de ne posséder dans un premier temps que 40 % des parts
en lui promettant que la majorité lui serait acquise dans un délai de
deux à trois ans. Mais là aussi, ce scénario se heurte au droit de
préemption de Butler Capital Partners (3e actionnaire du club avec 4,2
% du capital). Cest-à-dire quil est prioritaire si le club est à
vendre en partie ou en totalité. Le PSG nen a donc pas fini avec son
casse-tête de lactionnariat.
Le Parisien