Antoine Kombouaré a abordé en conférence de presse la venue du futur champion de France au Parc et l'état de ses troupes alors qu'il reste 2 matchs de championnat à disputer.
Après la déconvenue bordelaise, « on a récupéré et on a repris des forces. On vient de disputer notre 4e match en dix jours et samedi il faudra enchaîner avec un cinquième », explique le technicien parisien. Les espoirs de Ligue des Champions se sont presque définitivement envolée mais Kombouaré précise qu'« aujourd'hui, on n'a pas le temps de se plaindre ou de pleurnicher. On doit repartir de l'avant parce que demain (samedi) on dispute un très grand match, face au futur Champion de France. Il faut réaliser un bon match et gagner ».
Le technicien parisien devra composer avec une fatigue mentale et physique de son groupe avant de donner les 2 derniers coups de collier en championnat. Mais pour la dernière rencontre à domicile face à Lille, cela doit être une fête d'autant plus que ce sera la dernière de Coupet et Makélélé. « Il y a deux grands matches qui nous attendent face à Lille et Saint-Etienne. Jouer ce dernier match à domicile contre Lille, c'est super excitant. Il y a aussi les adieux de Claude Makélélé et Grégory Coupet. Tout est réuni demain pour oublier la fatigue et réaliser un grand match », souligne le Kanak.
Après la Coupe de France remportée au Stade de France, les Lillois peuvent être sacrés champions au Parc, mais Kombouaré ne veut pas l'entendre de cette oreille : « Les Lillois réalisent une superbe saison et vont faire un très beau champion. Mais nous, on va faire en sorte que ça ne se fasse pas au Parc et qu'ils puissent fêter leur titre le weekend d'après à Lille. Ils seront d'ailleurs plus contents de le faire chez eux qu'ici à Paris. Malgré tout on s'attend à un match compliqué. Ils sont solides derrière, mais surtout ils ont une attaque de feu. Il faudra un grand PSG ».
Malheureusement pour cette rencontre au sommet, Clément Chantôme ne pourra être présent, ce que déplore le coach parisien : « Clément Chantôme est out jusqu'à la fin de la saison. Il en a au moins pour trois semaines. Pour les gens qui ne comprennent pas ma composition d'équipe, quand je dis qu'on est en fin de saison, qu'on a joué 64 matches et qu'à Bordeaux on a joué notre 4e match en 10 jours dans un calendrier démentiel, c'est que j'ai la crainte d'avoir des pépins. La preuve c'est la blessure de Clément », explique t-il comme pour se dédouanner de sa surprenante composition à Bordeaux.