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Evincé le 21 août dernier, l'ancien directeur du recrutement défend son bilan.

En poste depuis neuf ans dans le club de la capitale, l'ancien défenseur parisien est revenu dans les colonnes de L'Equipe sur ces années à la tête du recrutement du PSG. Victime du nouveau Paris Saint Germain version QSI, il estime tout d'abord que cette mise à l'écart était inéluctable avec l'arrivée de Léonardo « J’étais directeur du recrutement, quasiment directeur sportif car je me suis aussi occupé des contrats des joueurs. Leonardo est arrivé. On faisait doublon. C’était compliqué. Il faut respecter la hiérarchie. C’est une décision difficile à accepter, mais je la trouve quand même assez logique »

Même s'il n'en veut pas à Leonardo, Alain Roche part au plus mauvais des moments après avoir connu des années de galère et regrette l'impossibilité d'une entente entre les deux hommes « Ce fut compliqué pendant neuf ans. Je ne dis pas qu’il n’y avait pas d’argent, on avait quand même un budget de 85 millions d’euros, mais j’ai toujours pensé que ce n’était pas suffisant pour jouer le haut du classement et se faire une place en Europe. C’est frustrant, aussi, car tu penses à la mise en place d’une organisation plus complète du recrutement, là, tu peux enfin le faire, et finalement, ce n’est pas possible(...) On n’a pas réussi à trouver un terrain d’entente. Il a une manière de fonctionner qui est la sienne. C’est quelqu’un qui travaille seul. Il était mon supérieur hiérarchique. Je n’avais qu’à accepter »

Souvent critiqué pour ses choix sur le marché des transferts, celui-ci tient à défendre son bilan tout en reconnaissant ses erreurs … « Vous allez me reprocher qui ? Les deux Brésiliens ? (Willamis Souza et Everton Santos, le 31 janvier 2008) Tout le monde a fait passer le message. Et Kezman (août 2008) ? Si on me reproche la venue de ces joueurs, je veux aussi être le responsable des joueurs qui ont réussi. Il y en a un paquet. Oui, il y a des joueurs qu’on n’aurait jamais dû prendre, notamment les Brésiliens. Ce n’était pas le moment. On était dans la panique totale. Mais tout le monde doit assumer leur venue. L’une de mes fautes est de ne pas m’être exprimé. Je ne voulais pas polémiquer car le club était en difficulté »

Et rappelle qu'il y a eu de bonnes arrivées « Hoarau, on était content de l’avoir. Ceara, même si cela a été galère de le faire accepter… Après, il y a des Jallet, des Nene, des Bisevac… Sessegnon, il a fait une bonne saison et on l’a bien revendu… On peut parler de Makelele et de Giuly, aussi, dans ce cas-là ».

S'il assume ce qu'il a fait pendant ces neuf années au club, Alain Roche garde un mauvais souvenir de son ancien coéquipier Paul Le Guen, à l'époque où celui-ci était entraineur. « C’était l’enfer. Parce qu’il n’y avait aucune relation. Mon avis ne l’intéressait pas. Il n’avait pas envie de discuter » Alain Roche, qualifié « d'incompétent » par Paul Le Guen à l'époque lui rend enfin la monnaie de sa pièce « Oui, il l’a dit. Comme si j’étais responsable des résultats de Paul Le Guen. C’est une hérésie totale. C’est plus facile de m’attaquer que d’attaquer d’autres personnes. J’ai été blessé qu’un ancien partenaire dise une telle chose. On a tout fait, au club, pour essayer de travailler le mieux possible avec lui. Il a été mal influencé par son adjoint (Yves Colleu). C’est l’entraîneur qui, je pense, a laissé la plus mauvaise image auprès des salariés »

La relation entre les deux hommes a bien évolué depuis les années 90. A l'époque, les deux hommes portaient tous les deux la tunique rouge et bleue.