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A l'image du match d'hier soir face aux Girondins, le technicien italien semble encore à la recherche de la meilleure animation possible pour son équipe.

Il a essayé, Carlo. D'un 4-2-3-1 au coup d'envoi, en passant par un 4-3-3, puis par un 4-4-2 pour terminer, l'entraîneur parisien a désespérément tenté de contrer les ambitions girondines, sans pour autant parvenir à trouver une réelle animation collective.
Alors que le fameux 4-3-3 version "Sapin de Noël" semblait beaucoup plaire au Mister, notamment pour le rôle de sentinelle, sorte de meneur de jeu devant la défense, dévolu à Mathieu Bodmer, et pour le trident offensif qui offrait une très grande liberté d'action aux Pastore, Ménez et autres Néné, la donne paraît avoir changé.
En effet, les arrivées conjuguées d'Alex et de Thiago Motta, joueurs rugueux et au fort impact physique, ont amené l'ancien entraîneur du Milan AC à solidifier l'ensemble, et à vouloir construire son équipe selon un modèle beaucoup plus "italien", basé sur les duels et le travail défensif. En procédant ainsi, Carlo Ancelotti confie intégralement les clés du jeu offensif à son quatuor, laissant le soin à Motta et Sissoko (Matuidi?) d'assurer la récupération des ballons.
Mais voilà, ce dispositif devient friable lorsque ce quatuor manque d'inspiration et de créativité, comme ce fut le cas face aux hommes de Gillot. Le milieu parisien subit alors les vagues de contre-attaques adverses, sans qu'aucun des attaquants ne paraisse réellement concerné par le travail défensif. C'est d'ailleurs ce constat qui a précipité le remplacement de Jérémy Ménez par Blaise Matuidi, dans le but de renforcer, en nombre, le secteur de la récupération. Et de repasser donc par ce 4-3-3, dans lequel Motta est devenu le meneur de jeu, et qui a correspondu à la période la plus entreprenante des coéquipiers de Mamadou Sakho, dans l'engagement et la tenue du ballon.
Le 4-4-2 final, associant Hoarau à Gameiro, a trouvé sa justification dans la volonté de revenir au score. Cependant, les profils des deux attaquants semblant complémentaires, il n'est pas impossible, à l'avenir, et dans la mesure où l'ancien lorientais retrouve la confiance, que ce système ait la préférence de l'entraîneur parisien.

Conçu initialement pour faire le jeu, le Paris Saint-Germain et Carlo Ancelotti sont à la recherche d'une base et d'un équilibe pour arriver à cet objectif. A l'entraîneur italien de les trouver, et d'exploiter le formidable potentiel technique du groupe parisien.