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A l’issue de la nouvelle piètre prestation collective de son équipe dimanche soir face à Bordeaux (1-1), Carlo Ancelotti se serait montré plus virulent avec ses joueurs qu’habituellement lorsqu’il les a retrouvés mardi après-midi au Camps des Loges. Un petit recadrage à l’aube du sprint final en Ligue 1.

« Vous êtes incapables de vous gérer »

Lundi ayant été une journée de repos, c’est mardi après-midi que Carlo Ancelotti et ses joueurs se sont retrouvés au centre d’entrainement de Saint-Germain en Laye. Moins de 48h après le triste nul face à Bordeaux au Parc des Princes, le technicien transalpin n’avait toujours pas digéré la prestation calamiteuse de son équipe. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que l’ami Carlo n’y est pas allé par quatre chemins. Casquette vissée sur la tête, il aurait entre autre déclaré à ses joueurs «vous êtes incapables de vous gérer », « je vous ai fait confiance » mais « vous ne la méritez pas ».

Une façon de piquer l’orgueil des siens qu’il juge comme les principaux responsables de la mauvaise passe actuelle du club. Ces déclarations chocs n’étaient pas seulement destinées aux quatre de devant qui ont pourtant réalisé dimanche soir leur pire match depuis le début de l’année 2012. L'attaque parisienne très brouillonne, sans consistance et mal organisée avec des joueurs qui passent leur temps à dézoner, avait été d'une inefficacité quasi absolue face au bloc défensif girondin. Portant beaucoup trop le ballon, imprécis dans son jeu de passe, incapable de faire la différence et ne cadrant aucune frappe Javier Pastore est le parfait symbole du match de dimanche soir. Peu concernés par le travail défensif, les joueurs offensifs parisiens ne sont que trop rarement les premiers défenseurs à la perte du ballon et les causes principales d’un bloc-équipe trop étiré.

Mais il semblerait que les propos assez durs du « Mister » étaient aussi destinés aux joueurs plus défensifs de l’équipe parisienne. Les défenseurs et les milieux de terrain ne suivent pas suffisamment les offensives rouge et bleu et l’on se retrouve avec une équipe beaucoup trop étirée sur tout le terrain, comme en témoigne la facilité avec laquelle les girondins ont planté leur pion dimanche soir. Avec 14 buts encaissés lors des sept derniers matchs, la défense inquiète beaucoup Carlo Ancelotti. Pas vraiment satisfait du rendement de la charnière centrale Sakho-Alex, l’ancien coach de Chelsea songerait à mettre sur le banc « l’enfant du club ».

Sakho sur le banc face à Nancy ?

Lors de la séance d’entrainement d’hier matin, une nouvelle charnière centrale a été mise en place. Trois oppositions ont eu lieues, Milan Bisevac a été associé deux fois à Alex et une fois à Sakho. Faut-il y voir un signe d’une mise sur le banc du jeune capitaine du PSG ? Possible. La charnière centrale Sakho-Alex utilisée à sept reprises en championnat depuis janvier n’offre que très peu de garanties. Souvent déstabilisée et prise de vitesse, elle a déjà encaissé dix buts, soit un but toutes les 57 minutes. Carlo Ancelotti aurait surtout confié à des proches son envie de replacer Christophe Jallet –très apprécié par le technicien italien- au poste d’arrière droit. Une configuration qui pousserait « Captain’ Mamad », jugé décevant par le staff, sur le banc. En effet on voit mal le technicien italien qui avait insisté pour faire venir Alex de Chelsea foutre l’expérimenté numéro 13 parisien sur la touche après tout juste deux mois de compétition et alors que le sprint final approche à grands pas. Bisevac serait alors lancé dans l’axe aux côtés du brésilien pour constituer une des rares charnières centrales encore non utilisée en match officiel depuis le début de la saison.

Difficile pour autant d’imaginer le capitaine parisien sur le banc. Carlo Ancelotti craint que la mise à l’écart de « l’enfant du club » fragilise le club et attise les tensions avec les supporters rouge et bleu. Mais il semble ne pas exclure cette possibilité. Très agacé par les mauvais résultats actuels de l’équipe il n’hésitera sûrement pas à secouer les joueurs et le vestiaire en procédant à des changements. Sakho a déjà été sorti à plusieurs reprises en cours de jeu, notamment à Locminé, et on a vu ce dimanche face à Bordeaux avec les sorties prématurées de Ménez et Nênê que pour Carlo personne n’était intouchable. Une réaction parisienne est donc attendue ce week-end à Nancy avec l’obligation de renouer avec la victoire. Peu importe le XI titulaire.