Formé au PSG, le défenseur central Jean-Michel Badiane s'est exprimé sur le site interviewsport.fr afin d'évoquer ses années passées au PSG, ses meilleurs souvenirs du côté de la capitale, mais aussi sa situation actuelle puisqu'il vient de quitter Sedan. 

Jean-Michel Badiane, formé au PSG est revenu sur ses deux saisons passées du côté de la capitale. Elles apparaissent pour lui comme une récompense pour tout le travail fourni. Que de bons souvenirs lui reviennent et surtout l'épopée européenne : «Le fait de pouvoir jouer mon premier match en Ligue 1, c™était à Toulouse. Pour moi, jeune formé au PSG, né à Paris, c™était une belle récompense ! Il y a aussi le match en Champion™s League contre le CSKA Moscou, que j™ai eu la chance de jouer ».

Badiane représente selon lui une sorte d'exemple pour tous les jeunes du centre de formation, montrant qu'il est tout à fait possible d'intégrer l'équipe professionnelle à Paris bien que l'on provienne du centre de formation. Le défenseur affirme que le centre de formation parisien est bourré de talents comme les Sakho ou encore Sankharé :  « Il y a beaucoup de talents parmi les jeunes du centre de formation du PSG, et il y en a d™autres qui vont arriver¦ A partir du moment où on leur donne leur chance, il faut la saisir, comme c™est le cas pour des jeunes comme Sakho, Sankharé ou Arnaud, et j™en oublie, qui vont faire en quelque sorte la bonne pub du centre de formation¦ Alors si moi, à mon époque, à travers le peu de performances que j™ai pu faire, j™ai pu faire la pub du centre de formation, j™en suis vraiment content ».

Ses bonnes prestations lui avaient permis d'intégrer à plusieurs reprises l'Equipe de France espoirs, une belle aventure pour lui : « J™ai vécu une très grosse aventure¦ Se retrouver en Espoirs aux cotés de Jérémy Toulalan, Etienne Didot et j™en oublie, c™était une grosse aventure qui s™est conclue par une demi-finale au Championnat d™Europe au Portugal¦ Tout le monde s™entendait bien¦ On aimait se retrouver le weekend, quand on s™affrontait, ou alors une fois par mois en sélection. C™était vraiment quelque chose de très enrichissant pour moi ».

Il revient ensuite sur son aventure ardennaise du côté de Sedan expliquant qu'il avait rejoint ce club puisqu'il était barré à Paris et que Sedan proposait un challenge sportif intéressant : « Je quitte Paris à l™époque parce que je sors du Championnat d™Europe¦ J™avais rencontré le staff technique avant mes vacances, qui me dit qu™il compte sur moi. Mais pendant les vacances, j™apprends qu™on recrute un joueur dans mon secteur, donc, à raison ou pas, je le prends un peu comme une défiance à mon égard¦ A partir du moment où on recrute quelqu™un dans mon secteur de jeu, étant donné qu™il y a déjà Yepes et Rozehnal, je ne pourrais pas faire le troisième, donc j™ai préféré partir dans un club où j™aurais un peu plus d™opportunités¦ Donc j™ai choisi Sedan, parce-qu™ils m™ont proposé rapidement un défi sportif : c™est un beau club avec l™objectif sportif de pouvoir rester en première division ».

Mais petit à petit, malgré une bonne première saison, il perd sa place de titulaire qui serait due à une blessure au genou que le joueur conteste : « Après la première saison où je joue assez régulièrement, les dirigeants me disent que je suis un élément de base et qu™ils veulent à tout prix que je reste. Et donc, à mon étonnement, dès le début de la saison, je sens que les regards ne sont plus les mêmes. Des bruits circulent au niveau de ma situation contractuelle car je suis un des rares à rester avec un statut aussi bien sportif que financier équivalent à un joueur de Ligue 1. Et ensuite, c™est plus grave me concernant, car ça concerne ma santé. On m™a énervé car à partir du moment où je suis blessé, je suis blessé, mais à partir du moment où je ne le suis pas, si je m™entraîne du lundi au vendredi, il n™y a aucune raison que je ne puisse pas jouer le samedi. A part si c™était pour des raisons sportives. Donc c™est ça qui m™a énervé dans la situation. C™est comme si à la direction à l™époque, ils n™assumaient pas leur choix. Ils m™auraient dit "bah non, on a de meilleurs joueurs", je l™aurais accepté, je ne l™aurais pas compris mais je l™aurais accepté. A partir du moment où on parle de ma santé j™ai dit "non" parce que ce n™est pas vrai ».

Ceci l'a donc poussé à quitter les Ardennes et s'entraine pour le moment avec la CFA du PSG qui lui a permis de retrouver le plaisir de jouer au football : « Je suis parti m™entraîner avec la CFA du PSG et là-bas j™ai retrouvé beaucoup de joie de rejouer au football ».

Pour l'instant sans club, le joueur continue à s'entrainer du côté de la capitale en attendant que des clubs présentent leur intérêt pour lui : « Moi, je fais ma préparation physique pour être dans de très bonnes conditions, aussi bien physiques ou mentales, dès qu™un club se présente. Le fait de m™entraîner au PSG avec des éducateurs que je connais, ça fait un bien fou, une bouffée d™oxygène extraordinaire. Donc arriver prêt physiquement et mentalement s™il y a des clubs qui se présentent ».

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Amir