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La déception suite à cette défaite en finale de la Coupe de France doit faire place à la remobilisation générale afin d'aller chercher cette 3ème place lors des 3 derniers matchs de la saison. Les Parisiens ont encore la possibilité de terminer l'année en beauté.

 

Le sort de cette finale a été cruel pour les Parisiens qui n'ont pas démérité en contenant l'armada offensive lilloise et en se créant plus d'occasions de buts, dans une rencontre assez fermée et indécise jusqu'au bout. L'entraîneur parisien salue la victoire lilloise mais avoue sa déception : « C'est une grosse déception pour nous-mêmes, déjà. On a le sentiment d'avoir fait une belle prestation. On est déçus aussi pour nos familles, pour les supporteurs. Mais on ne peut plus faire machine arrière. Bravo à Lille, il fait un beau vainqueur pour cette Coupe de France ».

 

Lille l'a emporté sur le fil, s'en remettant à un coup de pied arrêté à 2 minutes de la fin du remplaçant Ludovic Obraniak. « C'est dur de perdre de cette façon-là », regrette Mamadou Sakho, tout comme Clément Chantôme qui commente ce coup-franc : « Il tire, on ne sait pas s'il veut le faire directement ou pas. Il y a but et après voilà... ». Pour Kombouaré, « Lille a marqué au plus mauvais moment pour nous. Peut-être que la trajectoire est un peu bizarre. De là où je me trouve, j'ai l'impression que le ballon est au-dessus mais il plonge sous la barre. Est-ce qu'il voulait la mettre pour un partenaire ou frappe directement ? Il faut demander à Obraniak ». « C'était un coup franc très bien tiré », explique quant à lui Grégory Coupet à qui personne ne voudra jeter la pierre, malgré son manque d'appréciation de la trajectoire.

 

Pourtant le sentiment général c'est que le PSG a plutôt dominé le candidat le plus sérieux au titre de champion de France. Les Parisiens pourront regretter les quelques occasions de but qu'ils n'ont pas réussi à concrétiser, comme le coup-franc de Nenê en première période, repoussé de la jambe par Landreau (18e), la frappe enroulée de Hoarau qui glisse au moment de tirer (56e) et que Landreau détourne en corner, la reprise ratée de Hoarau sur un bon centre en retrait d'Erding (75e), ou ce tir cadré de Chantôme détourné au ras de son poteau par Landreau (77e). « On a eu deux grosses belles occasions, dont celle de Hoarau. Il faut être capable de concrétiser et on ne l'a pas fait. On n'a pas été capable d'être efficace. C'est un gros souci, sur ce match », pointe Kombouaré.

 

Sur cette finale les rouge et bleu ont (presque) parfaitement contenu la puissance offensive lilloise, ne concédant que très peu de situations de but. « On a été très costauds défensivement et Lille s'est créé peu d'occasions mais on n'a pas su concrétiser », explique Sakho. Même son de cloche chez le Kanak : « On a assez bien cadenassé Hazard, Gervinho aussi par moment, et Sow a été discret ». Cette affiche était prometteuse entre 2 équipes jouant le jeu mais la rencontre a été cadenassée, chacune craignant l'adversaire. Les premières 30 minutes ont été assez intenses, mais équilibrées, puis en seconde période le PSG a posé son empreinte sur le jeu durant une bonne vingtaine de minutes, sans pouvoir concrétiser cette domination. « C'était équilibré, je ne pense pas qu'on a été battus par meilleurs que nous. Mais dans ce genre de match, il faut être tueur et on n'a pas su l'être », résume Clément Chantôme.

 

Après avoir perdu son trophée, le club de la capitale doit rebondir dès mercredi à Bordeaux, pour aller chercher cette 3ème place qui consolerait joueurs et supporters rouge et bleu. « Il faut vite panser ses plaies et ne pas s'apitoyer sur son sort. J'attends que mes joueurs sortent un grand match à Bordeaux. J'ai dit aux joueurs que la seule façon de se consoler de la défaite, c'était d'arracher la Ligue des champions », lâche le technicien parisien. Même son de cloche chez Mamadou Sakho : « Il faut essayer d'aller chercher la troisième place et la Ligue des champions, ce serait une consolation en quelque sorte même si un titre reste un titre ». Quant à Guillaume Hoarau « il faut prendre sur soi et vite se projeter sur le championnat car il reste plein d'émotions à vivre. Tout est ouvert ».

 

Les Parisiens sauront-ils relever la tête et s'arracher sur les 3 derniers matchs de la saison pour atteindre cet objectif ? « On saura à la fin de la saison s'ils ont été capables de relever la tête. Notre travail, c'est justement de faire en sorte qu'ils le soient, qu'ils se remobilisent, qu'ils ne doutent pas. On est en train d'accomplir une saison plutôt bonne. Il faut donc continuer à se serrer les coudes. Avec le calendrier qu'on a, on n'a pas le choix », souligne Kombouaré. Grégory Coupet veut quant à lui toujours y croire : « Dans le vestiaire, il y avait de l'abattement mais ce n'est pas la fin du monde. il nous reste encore trois belles échéances, les trois dernières pour moi. On fait une belle saison, l'objectif c'est de finir troisièmes ».