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Lundi soir, Jean Michel Aulas, invité du Club Liza sur RTL, est revenu sur la déclaration affligeante et déroutante qu'il avait pu tenir après le match OL-PSG, le 25 février dernier.

 

Volte-face, aveu de faiblesse ou stratégie de communication ? Visiblement, sa convocation à la Commission de Discipline incite le patron de l'OL a atténuer et relativiser ses propos.

 

Conscient d'avoir dépassé les limites du respectable, il reconnaît avoir rejeter la faiblesse lyonnaise sur un fait de jeu de manière inappropriée et disproportionnée "Maintenant, le PSG est non seulement le favori mais le super-favori. C’est pour ça que je n’étais pas très content samedi dernier lorsque des choses n’ont pas tourné comme je l’espérais, et ce n’est pas simplement une question de quatre minutes d’arrêts de jeu. Ce n’était pas uniquement là-dessus que je râlais mais pour l’ensemble de l’œuvre du match. Le PSG, ayant fait match nul à Lyon, son match le plus difficile de la fin de saison, va être champion largement. En plus, il y a une spirale positive qui s’instaure autour du PSG. Et objectivement, c’est le groupe individuellement le meilleur. Collectivement, peut-être pas encore, mais il s’améliore à chaque match. Je pense qu’avec l’aide du Parc des Princes, une structure d’accueil très forte, d’un coach avec une grande expérience et de Leonardo qui apporte sa connaissance du sujet, je ne vois pas qui pourrait contester la suprématie du PSG cette année" . Ce mot suprématie, souvent utilisé pour caractériser l'OL ces dernières années, est un signal fort et marque surtout le début d'une nouvelle ère.

 

Conscient de l'impuissance lyonnaise et de la passation de pouvoir qui s'opère en tête de la ligue 1, celui qui est coutumier du fait, s'avoue vaincu. Il explique ses propos par sa non volonté de voir la vérité en face, celle qui pointe du doit les faiblesses lyonnaises, le recrutement hasardeux, des choix discutables, un mental friable. Mais c'est celle également qui pointe du doigt un nouveau Roi, un nouveau leader, avec une équipe dirigeante intelligente et expérimentée, des ambitions affichées, un projet convoité, des joueurs de grande qualité, et un collectif qui se met en place.

 

Aujourd'hui, le club qui a régné pendant des années sur le championnat de France se voit chuter de son trône. Incapable de s'admettre vaincu, le patron de lyonnais s'était réfugié dans ce qu'il sait faire de mieux : jouer avec l'arbitrage.

 

Mais, pour l'heure, sa stratégie est un échec : son attitude est critiquée et suscite une convocation à la Commission, son image de marque est écornée , son équipe sombre, et tous les ingrédients du naufrage lyonnais commencent à être dévoilés sur le petit écran.

 

Un échec lyonnais pour un renouveau parisien. Le patron lyonnais ne peut que constater les dégâts. L'OL retourne dans le rang pendant qu'une équipe en sort. Et, cette nouvelle déclaration est sûrement le symbole de cette passation.