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Arrivé cet été en provenance de Valenciennes, Milan Bisevac a accordé un entretien au Parisien dans lequel il évoque son rôle de latéral droit, la mauvaise passe actuelle du PSG, les lacunes défensives, le titre de champion de France et le rôle qu’a joué Kombouaré dans la carrière du joueur. 
 
Tout d’abord il revient sur son nouveau rôle au sein de l’équipe en tant que latéral droit. Il explique : « Ce n’est ni spécial ni nouveau pour moi. J’essaie de bien faire les efforts pour m’adapter aux caractéristiques de ce poste. Je le connais un peu car j’ai joué arrière droit avec les Espoirs serbes et à Lens. » avant d’évoquer les différences avec son ancien poste de défenseur central : « C’est complètement différent. Quand j’évolue sur un côté, je pense déjà à bien défendre et après j’essaie d’apporter offensivement. Le coach veut que les latéraux jouent très haut. Pour moi, il faut faire simple et pas compliqué. Encore plus dans le foot que dans la vie. »
 
Paris enchaîne les mauvais résultats ces derniers temps ce qui lui a fait perdre sa première place au détriment de Montpellier. Le Serbe a tenu à mettre les choses au clair à ce sujet : « Il faut arrêter de penser que l’on va gagner tous les matchs 5-0. On sait ce que l’on doit faire pour finir champion . On a une belle équipe pour l’être, mais on ne peut pas remporter nos 38 matchs. Parfois ça ne se passe pas bien. »
 
Ce qui semble le plus inquiéter concerne la défense centrale. Bisevac tente de donner les raisons qui expliqueraient les lacunes défensives du PSG : « On a pris 14 buts lors de nos 7 derniers matchs. Il faut que cela cesse. On fait trop d’erreurs de concentration. On peut perdre des duels, mais on ne doit pas laisser un adversaire seul dans la surface par manque d’attention. »
Mais, l’ancien Valenciennois ne pense pas un instant que ces problèmes sont dues à de nombreux changements en défense centrale : « Non. C’est à nous les joueurs de prendre nos responsabilités. Nous avons les clés. Si on communique bien entre nous, il n’y a pas de raisons de ne pas bien nous entendre techniquement et tactiquement. »
 
La nonchalance de certaines personnes semble se faire de plus en plus sentir durant les derniers matchs. Et il semble que Milan Bisevac ressente la même chose : « Si on n’a pas envie d’être champion (il souffle)… Cette perspective doit nous donner une force énorme pour le devenir. C’est important de bien entrer tout de suite dans les matchs. On est trop souvent dans la réaction. On doit avoir confiance en nos qualités. Mais sur le terrain, il faut courir et pas marcher… »
 
Aujourd’hui, l’objectif du club est clair : le titre. Paris ne joue que le championnat après son élimination de la Coupe de France. Décrocher le titre reste donc primordial pour le club comme l’avoue l’international serbe : « Bien évidemment. Il nous reste 9 matchs, ça va vite passer. On est dans la dernière ligne droite, c’est comme un 100 m. A nous de ne plus faire d’erreur. On a fait des bêtises. C’est dommage par exemple d’être éliminé des coupes. Maintenant focalisons-nous sur le championnat. On sait que personne ne nous fera de cadeaux. »
 
Il conclut son entretien au Parisien en évoquant le rôle qu’a tenu l’ancien entraîneur parisien, Kombouaré, dans sa carrière : « Antoine est quelqu’un de très important dans ma carrière. Après, comme il nous le disait souvent, dans le foot il n’y a pas de place pour les sentiments. Je lui ai envoyé un SMS quand il est parti pour le remercier. »
 
 
Déterminé et ambitieux, Milan Bisevac a su démontrer depuis son arrivée qu’il avait le potentiel pour jouer dans ce PSG-là, à lui de prouver qu’il peut rester sur le long terme.