Interrogé au micro de Canal Supporter, Daniel Bravo, ancien joueur du PSG, s'est confié sur les critiques excessives à l'encontre de son club de cœur, la course au titre et les moyens mis en œuvre pour atteindre les objectifs ambitieux du club de la capitale.
En ce qui concerne le sprint final, le consultant de Canal + semble bien indécis sur le visage du futur champion : « Je suis inquiet pour le PSG, je ne suis pas rassuré, Paris est imprévisible et Montpellier est un peu plus régulier, je ne suis pas serein et je me demande si sur la saison Montpellier ne mérite pas plus le titre, il faudra encore du temps au PSG pour tourner à plein régime »
Agacé par les critiques des médias, Bravo assume son côté pro-PSG avec neutralité et objectivité assurant qu'un clivage existe entre la capitale et la province : « Toutes les critiques ne sont pas objectives, la capitale est jalousée, je le sais, j’y ai joué. Plus que jamais, c’est maintenant le club des riches contre les pauvres. 80% des gens seront contents si Montpellier est champion, ce n’est pas mon cas. J’ai critiqué parfois le PSG mais quand on a de tels moyens, il faut aussi accepter les critiques surtout si elles sont constructives. Ce serait trop facile sinon. Mais j’assume mon côté pro-parisien mais je veux rester objectif avec le club que j’aime. »
Présent à l'arrivée de Canal + dans le fond d'investissement parisien, il fait un parallèle avec celle de QSI : « L’arrivée de Canal Plus, je la connais, j’étais au PSG sous Borelli quand ils sont arrivés. Paris n’était pas structuré, Canal a commencé à travailler là-dessus. Aujourd’hui, on peut faire une comparaison avec les moyens mis pour améliorer les structures. Avec Canal, le passage a été plus en douceur, là tu sens que les moyens sont donnés pour être directement compétitifs en Champions League. On passe de la deuxième à la quatrième avec un turbo »
Le club de la capitale est entré dans une nouvelle dimension, un fait autant profitable pour la ligue 1 que pour le PSG. Le club de la ville lumière est une locomotive qui permettra, indubitablement, d'élever le niveau du championnat français mais pour laquelle une certaine tolérance serait la bienvenue. Il faut du temps pour qu'une équipe, dans toute sa définition, se mette en place.
Et comme le dirait Anglade « les meilleures choses ont besoin de patience ».