« Le directeur sportif du PSG, en bousculant l’arbitre Castro dans les minutes qui ont suivi la fin de la rencontre avec Valenciennes s’est clairement mis dans un mauvais pas. Son comportement est doublement fautif. D’une part, parce qu’il n’avait pas à se comporter ainsi, par principe.
D’autre part, parce que les adversaires du PSG (et cette affaire révèle qu’ils sont nombreux, à tous les niveaux de la hiérarchie du football français) privilégient désormais le cas Leonardo au cas Silva. Ce qui a déclenché l’affaire Castro, à savoir une prise de décision aberrante d’un arbitre à l’encontre d’un joueur, passe désormais au second plan. Thiago Silva est lui suspendu deux matchs. Une lourde sanction qui présente toutes les apparences d’une injustice sans nom.
Non seulement il a commis une grave erreur d’interprétation, mais il est désormais suspect de ne pas avoir eu un comportement adéquat vis-à-vis de Silva et des joueurs du PSG. En atteste encore son comportement face à Ibrahimovic en fin de rencontre. L’attaquant suédois vient vers l’arbitre pour lui signifier ce qu’il pense de son arbitrage, et il est accueilli par un sourire narquois et provocateur, agrémenté d’un « chut ! » qui ne laisse pas de doute sur la volonté de ne pas écouter, de ne pas dialoguer et de moquer le joueur du PSG.
Or, à tout le moins, c’est lui qui, de par son comportement provocateur, est à l’origine de l’emportement d’Ibra. Compte tenu des événements qui précèdent, il est légitime de se demander si ce n’est pas délibéré même si nous savons tous que nous n’aurons jamais de réponse à cette question, incapable de sonder les arrières pensées de l’arbitre Castro.
Ce qui est certain, c’est que l’arbitrage de Castro fut catastrophique, tant sur les plans technique que psychologique. A l’injustice de l’arbitre Castro s’ajoute l’injustice de la commission de discipline de la LFP. Sauver Castro, c’est sauver l’honneur d’un système en faillite nommé l’arbitrage français de haut niveau, qu’il faut préserver à tout prix, tel est la conclusion que bon nombre d’observateurs tireront de cette situation.
La montée au créneau de tous les institutionnels de la corporation arbitrale française, c’est à dire les créateurs de Castro, n’est pas de nature à démentir ce sentiment. »