""

 

 

Le football, c'est avant tout... une philosophie. « Le foot, c'est du plaisir, sinon ça sert à quoi ça sert ? » atteste Zlatan Ibrahimovic, quand Didier Deschamps affirme « On ne joue pas au football pour s'amuser ». 
 
 
 
Quoi qu'il en soit, il y a des artistes dont le nom reste, et d'autres dont le souvenir est amer; chacun sa destinée. Le Paris SG a connu des heures de gloire, des instants magiques, des crises profondes, des transferts ratés, ainsi que des joueurs emblématiques. Alors qu'une brise Qatari souffle sur les drapeaux franciliens, non sans déplaire aux supporters du club, le Paris Saint Germain semble être aux balbutiements d'une nouvelle ère, grandiose. Avant de tourner la page, il est nécessaire de se tourner vers le passé, afin de rendre hommage à ceux ayant apporté une pierre à l'édifice parisien. 
 
 
 
Une paire de gants, un jaguar... Bernard Lama 
 
 
 
 
""
 
 
 
Entre 1992 et 1996, sa carrière est au sommet. Il est le dernier rempart de référence, et ses parades spectaculaires ont marqué les esprits. Impérial dans les airs, il respire la confiance et apaise sa défense à chaque prise de balle. Son arrivée au club est un challenge, l'objectif étant d'assurer le gardiennage du club francilien, en lieu et place d'un expert en la matière... Joël Bats. 
 
Mais le jaguar assume son rang, s'impose avec facilité et prend une nouvelle dimension : Gardien de l'équipe de France. Il succède à Bruno Martini, ce qui n'est pas une mince affaire. Lors du dernier match, crucial, pour la qualification à la coupe du monde 1994, il encaissera cette tragique réalisation bulgare, en toute fin de match, qui scelle définitivement l'élimination française... En 1994, il parvient à emporter le titre de champion de France. 
 
Réel atout du football français, il fait partie du club très sélectif des gardiens de buts ayant marqué deux buts en championnat français, en 1989 et 1992 !
 
 
 
 
Une finition de luxe, un aigle.. Pauleta
 
 
 
 
""
 
 
 
Un avant-centre gravé à jamais dans les cœurs des supporters a brillé sous les couleurs parisiennes : Pedro Miguel Carreiro Resendes « Pauleta ». Fraîchement arrivé de Bordeaux, « l’aigle des açores » ne tarde pas à trouver ses marques ; la saison 2003-2004 lui donnera le statut de renard des surfaces du championnat Français. Il inscrit alors 23 buts avec le PSG, et confirme ce qu’il avait débuté en gironde.  Souvent dans les bons coups, il semble avoir toujours fait partie du club parisien.  Il offre, dès sa première saison, la coupe de France au club parisien, d'un but salvateur contre Châteauroux.  Le 15 décembre 2007, il devient l'unique meilleur buteur du club en marquant son 101e but; avec un total de 109 buts, il est le meilleur artilleur parisien en titre ! Les supporters parisiens garderont toujours en mémoire, l'image d'un joueur concerné, et décisif contre le meilleur ennemi du PSG : L'olympique de Marseille.
 
 
 
 
Un artilleur de choc, El Goleador... Carlos Bianchi
 
 
 
 
""
 
 
 
Il n'a passé que deux saison au club francilien, mais il restera toujours gravé dans les mémoires des anciens. Arrivé l’été 1977, il signe une première saison mémorable en inscrivant 37 buts en 38 matchs de championnat. Il devient, pour la quatrième fois, meilleur buteur. Il est aussi désigné comme Meilleur joueur du championnat. La saison suivante est une copie conforme, il est à nouveau sacré meilleur joueur et meilleur buteur avec 27 buts.Si individuellement l'Argentin est couronné de succès, son palmarès ne s’étoffe pas à Paris. Ceci s'explique par le fait que le Paris SG, qui n'a pas dix ans d'existence, est un club en construction qui n'est pas en mesure de gagner des trophées, comme en témoigne les onzième et treizième places obtenues en championnat. Pour ces raisons, Bianchi quitte Paris pour le champion en titre, le Racing Club de Strasbourg en 1979.
 
 
 
Une technique hors pair, El gaucho... Ronaldinho
 
 
 
 
""
 
 
 
Sourire constant, disponibilité, spectacle, efficacité... Après un transfert ayant fait coulé beaucoup d'encre, le jeune phénomène brésilien arrive, en hiver, au club de la capitale. Tous les yeux sont braqués sur lui, et après 6 mois d'adaptation au jeu français, il devient l'élément majeur du Paris SG. L'été suivant, il revient victorieux de la coupe du Monde, et son rôle de Star est alors justifié.  Il est impressionnant de technique, de vision de jeu, et marque les esprits par des réalisations somptueuses. Il réalise notamment un festival offensif contre l'olympique de Marseille, qui restera à jamais dans les mémoires parisiennes. Un conflit avec le coach Luis Fernandez scellera le départ de Ronaldinho, qui déclarera « J’ai passé de très bons moments avec le PSG. Mais là-bas, parfois, j’ignorais totalement jusqu’au dernier moment si j’allais jouer. C’est comme ça… je ne regrette pas d’avoir joué à Paris. J’y ai quand même appris des choses car Paris est un bon club. Passer par le PSG m’a aidé à atteindre mon niveau actuel. D’ailleurs, je suis reconnaissant et je remercie encore les gens que j’ai connu là-bas. »
 
 
 
 
Un buteur de grande classe, L'ange vert... Dominique Rocheteau
 
 
 
 
""
 
 
 
En 1980, Rocheteau quitte l'AS Saint-Étienne et son poste d'ailier droit pour rejoindre le jeune club du Paris Saint-Germain, où il retrouve sa position fétiche d'avant-centre. Impressionnant de technique, il bouleverse le jeu parisien par ses dribbles tranchants, face à des défenseurs désemparés. Arrivé de L'ASSE, club phare de cette époque, il a à coeur de faire du Paris SG une grande équipe. Il réussira notamment à décrocher le titre de champion de France, en 1986... le premier pour le club parisien ! Lors de cette saison record, il finira meilleur buteur du championnat Français avec 19 réalisations.
 
 
 
Un milieu parisien légendaire, capt'ain Raí... Rai 
 
 
 
 
""
 
 
 
Il est le frère cadet de l'ancien international brésilien Sócrates, ce que peu de personnes savent. Il a alors grandi dans l'ombre de son frère, star brésilienne qui aura marqué l'histoire du Football. Mais Raí Souza Vieira de Oliveira n'est pas en reste ! Dans les années 1990, il devient l'emblème du Paris SG. Il parvient, non sans mal, à se défaire de l'attaquant phare du moment, Valdo,  avant de s'imposer comme une pièce maitresse du PSG. Il devient rapidement le capitaine emblématique et remporte la Coupe des Coupes en 1996. Il a été élu dans un sondage du journal le Parisien meilleur joueur de l'histoire du PSG, loin devant Pedro Miguel Pauleta. En plus d'être un milieu de terrain exceptionnel, il est expert dans l'exercice du tir au penalty, dont il n'a raté le coche qu'à deux reprises en match officiel... 
 
 
 
 
Un colosse, Mister George... Weah
 
 
 
 
""
 
 
 
Exceptionnel avant-centre, Mister George arrive au Paris SG lors de l'été 1992; À Paris, Weah s'impose comme le meilleur buteur du club en championnat lors de la saison 1992-1993 pendant laquelle le PSG atteint la demi-finale de la Coupe UEFA, éliminé par la Juventus. En 1993-1994, le PSG est champion de France et est de nouveau demi-finaliste, mais cette fois-ci en Coupe des Coupes, face à Arsenal. Weah ne dispute pas le match retour suite à un choix tactique d'Artur Jorge. Le PSG est battu 1-0 et éliminé. La saison suivante, le PSG entrainé par Luis Fernandez réalise une saison de rêve en Ligue des Champions en effectuant un parcours sans faute en poule (6 victoires en 6 rencontres) durant lequel Weah inscrit plusieurs buts, face au Bayern Munich et au Parc des Princes face au Spartak Moscou. Le PSG élimine le FC Barcelone en quarts de finale. George inscrit le but égalisateur au Camp Nou lors du match aller. Le PSG est éliminé une nouvelle fois en demi-finale (pour la troisième fois de suite) par le Milan AC et termine troisième du Championnat. Au total, il inscrit 55 buts en 137 matchs avec notamment 8 buts en C1 lors de la saison 1994-1995...
 
 
 
 
""
 
 
 
 
A travers le temps, le Paris SG a toujours bénéficié de joueurs mémorables. Cependant, il a souvent été question de départ vers des clubs ou championnats plus prestigieux. L'arrivée phare de QSI devrait permettre au club francilien d'arborer ses couleurs à travers le monde entier, dans un rôle de poids lourd du Football. Le projet exceptionnel, mis en oeuvre depuis la saison dernière, nécessitera un suivi rigoureux de la part des dirigeants, afin de ne pas lancer le club dans une série d'achats qui n'aura seulement pour but de développer la partie médiatique de l'histoire parisienne. Un club exceptionnel se construit petit à petit, le chemin sera long. 
 
Mais le projet parisien est clair : «Ensemble, rêvons plus grand. »
 
 
 
 
""