Cela sonne comme une sempiternelle rengaine. Ce samedi, pourtant, l'occasion était belle. En déplacement en terre normande, le PSG d'Ancelotti comptait sur Clément Chantôme pour palier aux absences, nombreuses, au sein de l'effectif.
Mais voilà, pour le "titi" parisien, cette saison semble être celle de toutes les frustrations. Blessé aux quadriceps, le milieu de terrain s'est résolu, une nouvelle fois, à déclarer forfait. La statistique de 13 matchs joués depuis le début de saison, dont seulement 7 en tant que titulaire, illustre bien la difficulté pour le natif de Sens à s'imposer au sein de son club de toujours.
Pourtant, sous l'ère Kombouaré, la confirmation était proche. Sorti de l'étiquette de l'éternel espoir, qu'il traînait comme un boulet depuis que Guy Lacombe, alors entraîneur, l'avait lancé dans le grand bain, il explose. Associé à l'inusable Claude Makélélé, il apprend et se révèle définitivement aux yeux de la Ligue 1, apportant justesse technique, percussion, et détermination, au point de pouvoir prétendre à une première sélection en Equipe de France. La forte concurrence apportée par les millions qataris ne semble pas perturber le milieu parisien, qui se réjouit de la nouvelle dimension du club : "Tout se passe bien pour moi, ces changements me vont très bien ! J’ai vu beaucoup de choses ici et il y a maintenant de belles perspectives " Seulement, ces perspectives ne lui offrent pour le moment qu'un temps de jeu restreint et le cantonnent à un rôle de doublure, derrière Thiago Motta, Matuidi, Sissoko ou encore Bodmer! Formé au club, au même titre que Mammadou Sakho, Clément Chantôme est le symbole d'un Paris Saint-Germain changeant, de plus en plus attiré par l'extérieur, et qui fera fi, à court ou moyen terme, de son identité.
Véritable icône auprès des supporters, acclamé à chacune de ses (rares) apparitions, son avenir au club semble pourtant très fragile : "Je suis blindé ! Je sais quoi faire pour réintégrer l’équipe et ce qu’on attend de moi. J’essaye de revenir en force ". A deux mois de la fin du championnat, et du début des nombreuses tractations qui agiteront la campagne des transferts, l'expression n'a jamais semblé être si bien appropriée.